Disponible en 70 langues, Le Journal d'"Anne Frank", était, en 2009, traduit pour la première fois en arabe, en persan et en turc, avec Si c'est un homme, de Primo Levi. Deux premiers titres d'une initiative portée par le "Projet Aladin", qui vise à combattre le négationnisme en offrant aux internautes le téléchargement gratuit d'ouvrages-clés sur son site Web.
Faire passer le message là où la parole est muselée, là où la "Shoah" n'est pas enseignée, tel est l'objectif de cette association internationale. Dans la foulée du succès des deux livres de référence sur la Shoah - 7 000 téléchargements pour Anne Frank, 5 000 pour Primo Levi -, deux autres titres-clés furent mis en ligne, Hitler et les Juifs, de Philippe Burrin, et Sonderkommando, de Shlomo Venezia.
Sont annoncés pour le mois de mars cinq nouveaux ouvrages, traduits en arabe et en persan. Un choix qui sera complété par une large sélection relatant l'histoire commune des juifs et des musulmans, du Maghreb au Yémen, jusqu'en Afghanistan et au Pakistan.
En deux ans d'existence, le succès de Projet aladin ne se dément pas.
Le nombre de visiteurs, depuis septembre 2010, l'atteste :
9 385 proviennent d'Iran,
4 149 du Maroc,
3 026 d'Egypte,
585 d'Arabie saoudite,
entre 200 et 300 de Turquie,
Jordanie,Irak.
Jusqu'ici nous n'avons pas été victimes d'un filtrage du site, ni en Iran ni dans les pays arabes, souligne Abe Radkin, directeur exécutif de l'association.
Une vingtaine de blogueurs nous envoient chaque jour des messages de la place Tahrir, au Caire.
Une étudiante iranienne d'Ispahan a demandé à recevoir la version "papier" du Journal d'Anne Frank pour monter une pièce de théâtre."
Lutter contre la banalisation de la Shoah, tel est l'objectif du Projet Aladin que proclame sa déclaration de principe, un "Appel à la conscience" qui fut officiellement signé à la Maison de l'Unesco, le 27 mars 2009, par le président sénégalais Abdoulaye Wade, Jacques Chirac et Simone Veill
La défense des valeurs de justice et de fraternité doit prévaloir sur l'intolérance, le racisme, les conflits" et contrer le "flot de haine et de violence, lequel, chaque jour, "creuse davantage le fossé de l'incompréhension".
Tournée en terre d'islam
Au-delà des traductions, le Projet Aladin a élargi son champ d'action pour promouvoir le dialogue interculturel : tournée en terre d'islam pour "Lire Primo Levi" jusqu'à Amman (Jordanie), Bagdad, Erbil (Irak), cycle de conférences à Londres dans un cadre universitaire ; diffusion télévisée des neuf heures de Shoah, le film de Claude Lanzmann : en persan, début mars, sur une chaîne iranienne basée à Los Angeles (Etats-Unis), puis en turc, au mois d'avril, durant le Festival international du film d'Istanbul.
La version arabe, sur une chaîne égyptienne, attend le retour au calme du pays.
Il faut faire se rencontrer les gens modérés.
La nécessité de la connaissance de l'Histoire ne peut être niée", martèle Anne-Marie Revcolevschi, présidente de Projet Aladin.
Dans cet esprit fut organisé le voyage à Auschwitz-Birkenau le mardi 1er février. La délégation conduite par Irina Bokova, directrice générale de l'Unesco et Bertrand Delanoë, maire de Paris, a réuni quelque 150 personnalités de tous bords, musulmans, juifs et chrétiens - venus d'Afrique (Mali, Bénin, Gabon, Burkina Faso), du Maghreb, d'Europe, du Moyen-Orient, de la société civile, intellectuelle, politique, religieuse, dont de nombreux maires, invités par Bertrand Delanoë.
Mustafa Ceric, le grand mufti de Bosnie, a parlé haut et fort devant le monument dressé à l'ombre des chambres à gaz en ruine :
Je suis là aujourd'hui parce que je veux voir de mes yeux l'étendue de ce qu'un homme peut faire à un autre homme, ce qui est advenu à mon peuple.
N'attendez pas que le génocide arrive chez vous. Nous devons apprendre aux jeunes générations à apprécier la démocratie.
Jamais plus Auschwitz et Srebrenica.
Partager l'Histoire :Notre travail commence, résuma Mme Revcolevschi.
Florence Evin
Source : le monde
Artistes, chanteurs,compositeurs, pianistes, guitaristes,saxophoniste, acteurs, producteurs,Informations du jour -actualite du jour, informations politiques et boursieres, voyages
Recherche personnalisée
Acteur Chanteur : Stars & celebrites
lundi 28 février 2011
dimanche 27 février 2011
la Libye de Kadhafi sanctionnee par le Conseil de Securite des Nations Unies
C'est après une intervention très émotionnelle de l’Ambassadeur de Libye Mohamed Shalgam, qui appelait à une décision aussi rapide que possible afin de sauver des vies que le Conseil de Sécurité de l’"ONU" a voté à l’unanimité des sanctions contre le Colonel Khadafi et ses proches.
La rapidité de la prise de décision, décrite comme un tremblement de terre par Gérard Arnaud, Ambassadeur de France auprès des Nations Unies démontre une volonté d’action immédiate contre le régime Libyen.
La résolution approuvée impose un embargo sur les armes, le gel des avoirs et une interdiction de voyager pour Khadafi et ses collaborateurs les plus proches.
Elle en appelle également à la Cour Pénale internationale (CPI) en ce qui concerne les actes de violence vis-à-vis des civils.
Cet appel est important puisqu'il était une condition sine qua non de son intervention.
En effet comme le mentionnait son Procureur Luis Moreno-Ocampo dès le 23 Février: ”C’est aux Libyens qu’il appartient de décider si justice doit être faite en Libye. À ce jour, la Libye n’est pas un État partie au Statut de Rome.
Par conséquent, la CPI ne peut intervenir concernant les crimes qui auraient été commis en Libye que si les autorités libyennes acceptent la compétence de la Cour (au titre de l’article 12-3 du Statut de Rome).
À défaut, le Conseil de sécurité de l’ONU peut éventuellement prendre l’initiative de déférer la situation à la Cour.
Le Bureau du Procureur n’interviendra qu’à l’issue de l’une ou l’autre decision”.
Alors que plus de 1000 personnes ont déjà été tuées depuis le début des mouvements de protestation, Ibrahim Dabbashi, Ambassadeur Adjointde la Libye auprès de l’ONU estime que ce vote apportera un soutien moral à ceux qui resistent et adjure les officiers des forces armées libyennes à quitter Khadafi.
Certains cependant expriment des doutes quant aux possibles effets de ces mesures. Dominique Hoppe, Président de l’Association des Fonctionnaires Internationaux aux Pays Bas ( dont ceux de la CPI) prend pour exemple les sanctions internationales décidées contre Kadhafi après l’explosion du vol Pan Am 103 au dessus de Lockerbie en Écosse.
Les sanctions décidées à l'époque n’ont servi à rien! Dans le contexte actuel de quasi guerre civile, comment imaginer qu’un dictateur mégalomane puisse être influencé par des décisions externes.
Si ces décisions institutionnelles sont importantes dans la durée, je crains que l'urgence de la situation sur le terrain n'en gomme les effets dans l'immédiat
Source : le post
La rapidité de la prise de décision, décrite comme un tremblement de terre par Gérard Arnaud, Ambassadeur de France auprès des Nations Unies démontre une volonté d’action immédiate contre le régime Libyen.
La résolution approuvée impose un embargo sur les armes, le gel des avoirs et une interdiction de voyager pour Khadafi et ses collaborateurs les plus proches.
Elle en appelle également à la Cour Pénale internationale (CPI) en ce qui concerne les actes de violence vis-à-vis des civils.
Cet appel est important puisqu'il était une condition sine qua non de son intervention.
En effet comme le mentionnait son Procureur Luis Moreno-Ocampo dès le 23 Février: ”C’est aux Libyens qu’il appartient de décider si justice doit être faite en Libye. À ce jour, la Libye n’est pas un État partie au Statut de Rome.
Par conséquent, la CPI ne peut intervenir concernant les crimes qui auraient été commis en Libye que si les autorités libyennes acceptent la compétence de la Cour (au titre de l’article 12-3 du Statut de Rome).
À défaut, le Conseil de sécurité de l’ONU peut éventuellement prendre l’initiative de déférer la situation à la Cour.
Le Bureau du Procureur n’interviendra qu’à l’issue de l’une ou l’autre decision”.
Alors que plus de 1000 personnes ont déjà été tuées depuis le début des mouvements de protestation, Ibrahim Dabbashi, Ambassadeur Adjointde la Libye auprès de l’ONU estime que ce vote apportera un soutien moral à ceux qui resistent et adjure les officiers des forces armées libyennes à quitter Khadafi.
Certains cependant expriment des doutes quant aux possibles effets de ces mesures. Dominique Hoppe, Président de l’Association des Fonctionnaires Internationaux aux Pays Bas ( dont ceux de la CPI) prend pour exemple les sanctions internationales décidées contre Kadhafi après l’explosion du vol Pan Am 103 au dessus de Lockerbie en Écosse.
Les sanctions décidées à l'époque n’ont servi à rien! Dans le contexte actuel de quasi guerre civile, comment imaginer qu’un dictateur mégalomane puisse être influencé par des décisions externes.
Si ces décisions institutionnelles sont importantes dans la durée, je crains que l'urgence de la situation sur le terrain n'en gomme les effets dans l'immédiat
Source : le post
Inscription à :
Articles (Atom)