En refermant la porte de leur maison de TriBeCa avant de s’envoler vendredi soir pour Washington, Dominique Strauss-Kahn et Anne Sinclair ont fermé la parenthèse la plus dure de leur vie commune.
Une autre s’ouvre, moins brutale sans doute, mais néanmoins très délicate.
DSK est en tout cas apparu regonflé à bloc en sortant du taxi qui le ramenait à son domicile à Washington.
L’ancien patron du FMI était déjà concentré sur sa rencontre prévue demain, à moins que l’ouragan Irene ne bouleverse le programme, avec le personnel de l’institution internationale.
Il avait dû démissionner précipitamment en mai depuis la prison de Riker Island, où il était alors incarcéré.
Il a la ferme intention de s’expliquer clairement sur l’incroyable séquence de ces trois derniers mois.
Il doit aussi rencontrer Christine Lagarde, qui lui a succédé à la tête du FMI.
Ses projets avec son épouse, Anne Sinclair, sont, eux, encore imprécis. « Ils doivent solder la location de la maison de TriBeca et veulent vendre leur résidence de Washington », précise un proche.
Si le couple n’a pas l’intention de s’éterniser dans le pays où il a vécu un
cauchemar, il ne sait pas encore avec précision quand il rentrera en France.
Rien n’est prévu, ils vivent au jour le jour », indique-t-on dans leur entourage. « Mais ce qui est sûr, poursuit la même source, c’est que, après les Etats-Unis, ils rentreront directement à Paris.
Il n’y aura pas de pause quelque part. »
Aucun rendez-vous médiatique n’est arrêté
Le retour en France s’annonce pourtant délicat.
Anne et Dominique n’ont pas l’intention de fuir ni de se planquer, affirme un ami du couple.
DSK, qui, sitôt blanchi des accusations d’agression sexuelle pesant sur lui, avait indiqué mardi sur le pas de sa maison new-yorkaise son intention de s’exprimer longuement, n’a pour l’instant arrêté aucun rendez-vous médiatique.
« Sur le plan politique, c’est très compliqué car cela pourrait perturber le processus des primaires socialistes en cours, ce que Dominique ne souhaite pas », confie un de leurs proches, présent ce week-end à l’université d’été du PS à La Rochelle. Anne Sinclair avait, elle, très mal vécu son précédent passage en France. Au beau milieu du feuilleton judiciaire, l’épouse de DSK, venue pour voir le bébé de l’un de ses fils, avait été harcelée par les paparazzis.
Si l’ex-star de TF1 se dit aujourd’hui « extrêmement soulagée » de l’épilogue judiciaire, elle ressent aussi le contrecoup de l’incroyable tension supportée ces trois derniers mois.
« Que tout cela ait laissé des traces, c’est bien normal », reconnaît-on laconiquement dans son entourage.
Inquiets pour sa santé, certains amis du couple lui conseillent de prendre quelques vacances, ce que DSK envisagerait aussi.
Marrakech semble le point de chute idéal pour se ressourcer avec toute la famille. Mais, pour l’heure, rien n’est encore planifié.
Source : Le parisien
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samedi 27 août 2011
L'ouragan Irene deferle sur la cote est
L'ouragan Irène qui a commencé a faire des siennes, hier, la côte américaine au niveau de la Caroline du Nord, où elle a fait au moins deux morts, doit remonter vers New York aujourd'hui, menaçant d'autres États de la côte est des États-Unis. Ainsi, dans le New Jersey, plus d'un million de personnes ont été évacuées.
De la Caroline du Nord jusqu'au Massachusetts, les autorités ont décrété, hier, l'état d'urgence ou émis des alertes à l'ouragan, et des millions de personnes ont reçu l'ordre de s'éloigner des côtes, dont 370.000 dans la seule ville de New York, et plus d'un million dans un petit état voisin, le New Jersey.
En Caroline du Nord, le premier État frappé, hier, par les pluies et les vents, des arbres ont été arrachés, des autoroutes fermées et plus de 400.000 personnes étaient privées, hier soir, d'électricité, selon les services d'urgence. À New York, le maire, Michael Bloomberg a appelé, une nouvelle fois, ses administrés à la plus grande prudence. Les services de transport de la ville ont lancé à la mi-journée l'opération sans précédent qui consiste à arrêter tous les réseaux de transport en métro et en bus de la ville.
Les aéroports devaient également être fermés à la mi-journée pour tous les vols à l'arrivée.
La Garde nationale mobilisée
Les autorités de l'État ont également réquisitionné 900 gardes nationaux et 2.500 ouvriers du secteur de l'électricité, une mobilisation inédite, tandis que l'armée a fait savoir que 101.000 membres de la Garde nationale étaient mobilisables. Des avions de l'US Airforce ont quitté des bases situées en Floride, au Delaware et en Virginie, pour être mis à l'abri. La Marine a envoyé en mer, où ils sont moins vulnérables, tous ses navires amarrés dans le port de Hampton Roads (Virginie).
Le président Barack Obama s'est rendu, hier, dans un centre de crise à Washington dont il a salué les personnels : «Vous faites un magnifique travail, cela se voit. La situation est grave», a-t-il ajouté.
Un monstre de 840 km de diamètre
Véritable «monstre», Irène a un diamètre de 840 km environ, soit l'équivalent de près d'un tiers de la longueur totale de la côte est américaine (2.675 km), selon une estimation de la Nasa faite, hier, à partir de satellites.
Irène devait longer la côte est, hier et cette nuit, vers Washington, New York et Boston, une des régions les plus peuplées au monde avec 65 millions d'habitants, et pourrait s'accompagner de vagues de trois à quatre mètres de haut.
L'ouragan avait légèrement faibli hier matin, avec des vents de 140 km/h au lieu des 160 km/h enregistrés dans la nuit, passant ainsi en catégorie 1, la plus basse sur l'échelle de Saffir-Simpson qui en compte cinq, soit des vents compris entre 119 et 153 km/h.
Nous n'avons pas connu une telle menace d'ouragan sur le nord-est des États-Unis depuis des décennies, a déclaré Chris Vaccaro, porte-parole des services météorologiques.
Gloria, en 1985, est le dernier ouragan à avoir touché New York.
Source : le telegramme
De la Caroline du Nord jusqu'au Massachusetts, les autorités ont décrété, hier, l'état d'urgence ou émis des alertes à l'ouragan, et des millions de personnes ont reçu l'ordre de s'éloigner des côtes, dont 370.000 dans la seule ville de New York, et plus d'un million dans un petit état voisin, le New Jersey.
En Caroline du Nord, le premier État frappé, hier, par les pluies et les vents, des arbres ont été arrachés, des autoroutes fermées et plus de 400.000 personnes étaient privées, hier soir, d'électricité, selon les services d'urgence. À New York, le maire, Michael Bloomberg a appelé, une nouvelle fois, ses administrés à la plus grande prudence. Les services de transport de la ville ont lancé à la mi-journée l'opération sans précédent qui consiste à arrêter tous les réseaux de transport en métro et en bus de la ville.
Les aéroports devaient également être fermés à la mi-journée pour tous les vols à l'arrivée.
La Garde nationale mobilisée
Les autorités de l'État ont également réquisitionné 900 gardes nationaux et 2.500 ouvriers du secteur de l'électricité, une mobilisation inédite, tandis que l'armée a fait savoir que 101.000 membres de la Garde nationale étaient mobilisables. Des avions de l'US Airforce ont quitté des bases situées en Floride, au Delaware et en Virginie, pour être mis à l'abri. La Marine a envoyé en mer, où ils sont moins vulnérables, tous ses navires amarrés dans le port de Hampton Roads (Virginie).
Le président Barack Obama s'est rendu, hier, dans un centre de crise à Washington dont il a salué les personnels : «Vous faites un magnifique travail, cela se voit. La situation est grave», a-t-il ajouté.
Un monstre de 840 km de diamètre
Véritable «monstre», Irène a un diamètre de 840 km environ, soit l'équivalent de près d'un tiers de la longueur totale de la côte est américaine (2.675 km), selon une estimation de la Nasa faite, hier, à partir de satellites.
Irène devait longer la côte est, hier et cette nuit, vers Washington, New York et Boston, une des régions les plus peuplées au monde avec 65 millions d'habitants, et pourrait s'accompagner de vagues de trois à quatre mètres de haut.
L'ouragan avait légèrement faibli hier matin, avec des vents de 140 km/h au lieu des 160 km/h enregistrés dans la nuit, passant ainsi en catégorie 1, la plus basse sur l'échelle de Saffir-Simpson qui en compte cinq, soit des vents compris entre 119 et 153 km/h.
Nous n'avons pas connu une telle menace d'ouragan sur le nord-est des États-Unis depuis des décennies, a déclaré Chris Vaccaro, porte-parole des services météorologiques.
Gloria, en 1985, est le dernier ouragan à avoir touché New York.
Source : le telegramme
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