l'operateur Free a inclus les appels vers les mobiles français dans son forfait internet Freebox.
la guerre est relancée sur un marché des télécommunications déjà très perturbé par la hausse de la TVA. SFR a emboîté le pas au trublion du Net, les autres FAI préparent encore leur riposte. Dans le même temps, chacun doit ajuster ses tarifs pour prendre en compte la hausse de la TVA au 1er janvier 2011. Le problème ? Personne ne sait si cette hausse, couplée à l'arrivée de l'illimité vers les mobiles chez certains opérateurs internet, va avoir un impact sur la répartition des parts de marché.
Free a misé sur les services au détriment du prix : sa nouvelle Freebox Révolution inclut donc les appels illimités vers les mobiles ainsi que de nombreuses nouveautés, mais le tarif mensuel augmente pour la plupart des abonnés, passant de 29,99 à 37,97 euros. Du côté de Bouygues, la stratégie est différente : l'opérateur veut limiter la hausse de ses tarifs pour récupérer de nouveaux abonnés. Quitte, peut-être, à sacrifier l'illimité vers les mobiles.
Pas de hausse sur les mobiles
Plusieurs médias ont évoqué l'arrivée des appels illimités vers les mobiles dans les forfaits Internet de Bouygues. Mais Guillaume Stérin dément catégoriquement. "Il n'y a pas d'illimité, nous avons lu cela dans la presse mais nous n'avons rien annoncé de tel", explique-t-il. Soit il n'y aura effectivement pas d'illimité dans un avenir proche, soit l'opérateur prépare cette grosse annonce et apprécie modérément que l'information ait fuité.
Quoi qu'il en soit, si les prix des forfaits mobiles Bouygues n'augmenteront pas, ceux des offres ADSL subiront un "report exact de la hausse de la TVA", soit 1,88 euro par mois. C'est moins que chez Orange, SFR et Numericable, où cette dernière est comprise entre 2 et 3 euros par mois. "Si des clients libérés de leur engagement veulent nous rejoindre, nous serons ravis d'en accueillir le plus possible", explique Guillaume Stérin, responsable des relations presse corporate de Bouygues Telecom. Puisque la hausse de la TVA autorise la majorité des clients à résilier leur abonnement sans pénalités, Bouygues espère que chacun comparera une nouvelle fois les prix... et optera pour ses forfaits. Les clients profiteront-ils de leur droit de résiliation pour changer de crèmerie ? Sont-ils prêts à payer un peu plus pour appeler en illimité vers les mobiles ? C'est tout l'enjeu de cette nouvelle bataille.
Source : lepoint
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vendredi 14 janvier 2011
jeudi 13 janvier 2011
Violences en Tunisie
Le President Ben Ali Confronté aux émeutes a laissé entendre jeudi soir qu'il ne souhaitait pas un nouveau mandat, refusant que la limite d'âge pour être candidat à la présidentielle - 75 ans, alors qu'il en a 74 - soit touchée.
Le président tunisien BEN ALI a de nouveau tenté jeudi d'apaiser les émeutiers. Quitte, pour cela, à faire une annonce inattendue. Zine el Abidine ben Ali, qui dirige le pays depuis 1987, a ainsi laissé entendre qu'il ne briguerait pas de nouveau mandat en 2014. Il a également demandé aux forces de l'ordre de ne plus faire usage d'armes à feu contre les manifestants, alors que le pays recense au moins 23 morts depuis le début du mouvement de contestation mi-décembre.
«J'ai dit en 1987 qu'il n'y aurait pas de présidences à vie. Je le répète à présent: pas de présidences à vie.
Je refuse de toucher à la Constitution, je ne changerai pas l'âge inscrit dans la Constitution (75 ans ndlr)», a déclaré Ben Ali dans un discours télévisé, le troisième depuis les premiers troubles le 17 décembre.
Le chef d'Etat affiche 74 ans et l'on s'attendait à ce qu'il modifie la Constitution sur ce point. Autre nouveauté, le président tunisien s'est exprimé en arabe dialectal -langue parlée au quotidien - et non en arabe littéraire, la langue des élites.
«Je vous ai compris»
Outre l'arrêt de l'usage d'armes à feu contre les manifestants, Ben Ali a également promis une plus grande liberté d'information : «J'ai décidé d'une totale liberté de la presse et de l'arrêt des fermetures de sites internet», a-t-il annoncé, affirmant aux Tunisiens : «Je vous compris». Le président a poursuivi son discours sur un ton inhabituel, affirmant avoir été «trompé» sur l'analyse de la crise sociale qui agite son pays.
«La situation aujourd'hui nécessite un profond changement et de travailler main dans la main (le pouvoir et les opposants) pour le bien du pays, a-t-il déclaré.
Je réaffirme ici que j'ai l'intention d'approfondir la pratique démocratique et de revitaliser le pluralisme».
Le chef de l'Etat a enfin ordonné une baisse des prix du pain, du lait et du sucre, la cherté des matières premières étant l'un des motifs de mécontentement des contestataires.
La FIDH recense 66 morts
Lors d'un précédent discours, Ben Ali avait déjà promis la création de «300.000 emplois» d'ici 2012, en plus des 50.000 annoncés par le patronat, pour offrir un travail à «tous les diplômés du supérieur dont la durée de chômage aura dépassé les deux ans». Il a également limogé le ministre de l'Intérieur.
La Tunisie est secouée par les émeutes depuis le 17 décembre, lorsqu'un vendeur ambulant de Sidi Bouzid (centre), diplômé mais au chômage, s'est immolé par le feu, désespéré de voir sa marchandise confisquée par la police. Mort de ses blessures quelques semaines plus tard, il est devenu le symbole du mal-être de la jeunesse tunisienne, accablée par la cherté de la vie et le chômage, y compris de diplômés.
Le mouvement s'est propagé à plusieurs régions du pays,atteignant mercredi le centre de Tunis.
Les affrontements avec les forces de l'ordre auraient fait 23 morts selon le gouvernement, mais des témoins et les syndicats évoquent au moins une cinquantaine de morts. La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) recensait pour sa part jeudi 66 morts : sept suicides et 59 personnes tuées lors de manifestations, «la plupart» par balles.
Source : Le figaro
Le président tunisien BEN ALI a de nouveau tenté jeudi d'apaiser les émeutiers. Quitte, pour cela, à faire une annonce inattendue. Zine el Abidine ben Ali, qui dirige le pays depuis 1987, a ainsi laissé entendre qu'il ne briguerait pas de nouveau mandat en 2014. Il a également demandé aux forces de l'ordre de ne plus faire usage d'armes à feu contre les manifestants, alors que le pays recense au moins 23 morts depuis le début du mouvement de contestation mi-décembre.
«J'ai dit en 1987 qu'il n'y aurait pas de présidences à vie. Je le répète à présent: pas de présidences à vie.
Je refuse de toucher à la Constitution, je ne changerai pas l'âge inscrit dans la Constitution (75 ans ndlr)», a déclaré Ben Ali dans un discours télévisé, le troisième depuis les premiers troubles le 17 décembre.
Le chef d'Etat affiche 74 ans et l'on s'attendait à ce qu'il modifie la Constitution sur ce point. Autre nouveauté, le président tunisien s'est exprimé en arabe dialectal -langue parlée au quotidien - et non en arabe littéraire, la langue des élites.
«Je vous ai compris»
Outre l'arrêt de l'usage d'armes à feu contre les manifestants, Ben Ali a également promis une plus grande liberté d'information : «J'ai décidé d'une totale liberté de la presse et de l'arrêt des fermetures de sites internet», a-t-il annoncé, affirmant aux Tunisiens : «Je vous compris». Le président a poursuivi son discours sur un ton inhabituel, affirmant avoir été «trompé» sur l'analyse de la crise sociale qui agite son pays.
«La situation aujourd'hui nécessite un profond changement et de travailler main dans la main (le pouvoir et les opposants) pour le bien du pays, a-t-il déclaré.
Je réaffirme ici que j'ai l'intention d'approfondir la pratique démocratique et de revitaliser le pluralisme».
Le chef de l'Etat a enfin ordonné une baisse des prix du pain, du lait et du sucre, la cherté des matières premières étant l'un des motifs de mécontentement des contestataires.
La FIDH recense 66 morts
Lors d'un précédent discours, Ben Ali avait déjà promis la création de «300.000 emplois» d'ici 2012, en plus des 50.000 annoncés par le patronat, pour offrir un travail à «tous les diplômés du supérieur dont la durée de chômage aura dépassé les deux ans». Il a également limogé le ministre de l'Intérieur.
La Tunisie est secouée par les émeutes depuis le 17 décembre, lorsqu'un vendeur ambulant de Sidi Bouzid (centre), diplômé mais au chômage, s'est immolé par le feu, désespéré de voir sa marchandise confisquée par la police. Mort de ses blessures quelques semaines plus tard, il est devenu le symbole du mal-être de la jeunesse tunisienne, accablée par la cherté de la vie et le chômage, y compris de diplômés.
Le mouvement s'est propagé à plusieurs régions du pays,atteignant mercredi le centre de Tunis.
Les affrontements avec les forces de l'ordre auraient fait 23 morts selon le gouvernement, mais des témoins et les syndicats évoquent au moins une cinquantaine de morts. La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) recensait pour sa part jeudi 66 morts : sept suicides et 59 personnes tuées lors de manifestations, «la plupart» par balles.
Source : Le figaro
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