Un nouveau groupe de ressortissants marocains établis en Libye est arrivé hier soir jeudi à Tunis, en transitant par la frontière terrestre entre la Tunisie et la Libye.
Les 31 membres du groupe, dont 12 enfants, ont été accueillis par les services consulaires du Maroc en Tunisie qui leur ont fourni hébergement et services indispensables.
Les services consulaires du Royaume s'activent vendredi matin à faciliter les procédures de leur voyage au pays à bord d'un avion de Royal Air Maroc (RAM).
Dans des déclarations à la MAP, plusieurs membres du groupe ont affirmé avoir rencontré des difficultés au moment où ils s'apprêtaient à quitter Tripoli vers le poste frontalier Ras Jdir, à 170 km de la capitale tunisienne, ajoutant qu'ils ont été violentés et fait l'objet de menaces de la part d'hommes armés de gourdins et d'armes blanches.
"Face à la peur et la terreur dues à la situation chaotique qui prévalait dans plusieurs quartiers de Tripoli où les rues sont désertes et les commerces fermés, nous avons opté pour le retour au pays dans l'attente que les choses se clarifient", a affirmé Abdelkader, originaire de la ville de Sidi Yahia Gharb.
Nous avons laissé derrière nous tous nos biens et décidé d'emprunter des taxis pour nous conduire à la frontière tunisienne. A notre arrivée à la ville de Zawia, les traces d'actes de violence et de vandalisme ont attiré notre attention et un épais nuage de fumée noire s'élevait dans le ciel de la ville, a-t-il dit.
Pour sa part, Yassine (natif de Khémisset) a décrit la situation d'anarchie et d'insécurité qui régnait dans la ville libyenne de Tizwara, à 110 km de Tripoli.
Les membres du groupe ont été unanimes à louer l'accueil chaleureux et les facilités accordées par les autorités tunisiennes et les Organisations humanitaires internationales aussi bien à leur arrivée au poste frontalier Ras Jdir qu'à Tunis.
Un premier groupe des ressortissants marocains ayant fui les violences en Libye était arrivé mercredi à Tunis avant de prendre jeudi un avion de la RMA à destination du Maroc.
Source portail-femme
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vendredi 25 février 2011
mercredi 23 février 2011
Khadhafi veut un bain de sang
L’un des fils de Kadhafi parle du risque d’une guerre civile qui ferait couler «des flots de sang».
Les morts se comptent par centaines et les combats ont gagné Tripoli.
Selon la Ligue des droits de l’homme, plusieurs villes du pays seraient aux mains des insurgés.
La répression de soulèvements dans plusieurs villes de Libye, en particulier Benghazi et Al Baida, a déjà fait des centaines de victimes depuis jeudi dernier. Bien qu'il soit difficile d'obtenir des informations précises sur ce qui s'y passe en raison de la censure totale de l'information, des sources hospitalières à Benghazi font état de plus de 300 morts dans cette ville, capitale de la Cyrénaïque.
Cette province est le centre de la contestation du régime.
C'est là que se sont développés, dans les années 1990, des réseaux djihadistes violemment réprimés. Le summum de la répression a été atteint en 1996 avec le massacre de 2 000 prisonniers politiques lié au Groupe islamique combattant qui avait tenté de renverser le colonel Kadhafi pour établir une république islamique.
Dix ans plus tard, en février 2006, l'armée avait tiré sur des manifestants islamistes qui attaquaient le consulat d'Italie pour protester contre la publication dans la presse italienne de caricatures du prophète de l'islam, faisant 14 morts. C'est à l'occasion de l'anniversaire de cette tuerie, le 17 février, proclamé « jour de colère » par des opposants sur Facebook, qu'a commencé le soulèvement.
Des violents affrontements se sont produits
Selon des informations fournies hier par la Ligue des droits de l'homme, plusieurs villes seraient aux mains des insurgés, qui auraient récupéré des armes en attaquant des casernes et des postes de police.
Ce serait le cas de Benghazi, mais aussi de Tobrouk, d'Adjabyah et d'Al Baida, l'une des premières villes touchée par l'insurrection.
Celle-ci a gagné l'Ouest, touchant dimanche le port de Musratha (1) et la capitale, Tripoli. De violents affrontements se sont produits dans la nuit, faisant au moins 60 victimes selon des sources sur place.
Ils semblent opposer les insurgés à des membres des « comités révolutionnaires » qui constituent la base d'un régime dans lequel il n'existe aucun organe élu et où tout repose sur les allégeances tribales au « guide ».
La semaine dernière, ces comités avaient organisé à Tripoli des manifestations de soutien au régime, affirmant qu'ils utiliseraient «tous les moyens pour qu'on ne touche pas aux lignes rouges : le guide, l'unité du pays et l'islam».
L'un des fils de Khadafi, Saef al Islam, qui passe pour son successeur, s'est adressé à la population dans un discours télévisé.
Insistant sur le fait « qu'à la différence de l'Égypte ou de la Tunisie, il n'existe pas de société civile en Libye, qui est constituée de tribus, de clans et d'alliances », il a appelé à « une révision immédiate de la Constitution », faute de quoi «ce sera la guerre civile et nous ne pleurerons pas 84 morts, mais des milliers et il y aura des rivières de sang ».
Plusieurs ambassadeurs de Libye ont démissionné
Saef el islam a tenté depuis 2006 une réconciliation avec les opposants, notamment islamistes, dont plusieurs centaines ont été libérés à son instigation, mais aussi les Berbères ; il a créé de nouveaux médias - dont une radio et une télévision dont les locaux ont été saccagés dimanche à Tripoli. Mais il s'était heurté au clan des « durs » du régime, hostiles à tout changement. Parmi eux figureraient deux autres fils du « guide », Saadi et Khamis, à la tête de milices armées responsables de la répression à Benghazi.
Des témoignages font également état de la présence dans les forces de répression de « mercenaires africains parlant français ». Confirmant les divisions internes, plusieurs ambassadeurs de Libye ont démissionné pour protester contre les tueries, de même que le ministre de la Justice, Mohamed Abdeljali.
Face au chaos, les étrangers ont commencé à quitter le pays. La Turquie a déjà rapatrié plus de 500 de ses ressortissants. 2 000 travailleurs tunisiens sont rentrés chez eux.
L'Union européenne a mis en place une plate-forme d'évacuation à Malte, et la France, une cellule de crise. 750 Français travaillent en Libye, notamment pour Total, mais aussi comme coopérants dans le domaine médical et dans l'enseignement universitaire.
Source : l'HUMANITE
Les morts se comptent par centaines et les combats ont gagné Tripoli.
Selon la Ligue des droits de l’homme, plusieurs villes du pays seraient aux mains des insurgés.
La répression de soulèvements dans plusieurs villes de Libye, en particulier Benghazi et Al Baida, a déjà fait des centaines de victimes depuis jeudi dernier. Bien qu'il soit difficile d'obtenir des informations précises sur ce qui s'y passe en raison de la censure totale de l'information, des sources hospitalières à Benghazi font état de plus de 300 morts dans cette ville, capitale de la Cyrénaïque.
Cette province est le centre de la contestation du régime.
C'est là que se sont développés, dans les années 1990, des réseaux djihadistes violemment réprimés. Le summum de la répression a été atteint en 1996 avec le massacre de 2 000 prisonniers politiques lié au Groupe islamique combattant qui avait tenté de renverser le colonel Kadhafi pour établir une république islamique.
Dix ans plus tard, en février 2006, l'armée avait tiré sur des manifestants islamistes qui attaquaient le consulat d'Italie pour protester contre la publication dans la presse italienne de caricatures du prophète de l'islam, faisant 14 morts. C'est à l'occasion de l'anniversaire de cette tuerie, le 17 février, proclamé « jour de colère » par des opposants sur Facebook, qu'a commencé le soulèvement.
Des violents affrontements se sont produits
Selon des informations fournies hier par la Ligue des droits de l'homme, plusieurs villes seraient aux mains des insurgés, qui auraient récupéré des armes en attaquant des casernes et des postes de police.
Ce serait le cas de Benghazi, mais aussi de Tobrouk, d'Adjabyah et d'Al Baida, l'une des premières villes touchée par l'insurrection.
Celle-ci a gagné l'Ouest, touchant dimanche le port de Musratha (1) et la capitale, Tripoli. De violents affrontements se sont produits dans la nuit, faisant au moins 60 victimes selon des sources sur place.
Ils semblent opposer les insurgés à des membres des « comités révolutionnaires » qui constituent la base d'un régime dans lequel il n'existe aucun organe élu et où tout repose sur les allégeances tribales au « guide ».
La semaine dernière, ces comités avaient organisé à Tripoli des manifestations de soutien au régime, affirmant qu'ils utiliseraient «tous les moyens pour qu'on ne touche pas aux lignes rouges : le guide, l'unité du pays et l'islam».
L'un des fils de Khadafi, Saef al Islam, qui passe pour son successeur, s'est adressé à la population dans un discours télévisé.
Insistant sur le fait « qu'à la différence de l'Égypte ou de la Tunisie, il n'existe pas de société civile en Libye, qui est constituée de tribus, de clans et d'alliances », il a appelé à « une révision immédiate de la Constitution », faute de quoi «ce sera la guerre civile et nous ne pleurerons pas 84 morts, mais des milliers et il y aura des rivières de sang ».
Plusieurs ambassadeurs de Libye ont démissionné
Saef el islam a tenté depuis 2006 une réconciliation avec les opposants, notamment islamistes, dont plusieurs centaines ont été libérés à son instigation, mais aussi les Berbères ; il a créé de nouveaux médias - dont une radio et une télévision dont les locaux ont été saccagés dimanche à Tripoli. Mais il s'était heurté au clan des « durs » du régime, hostiles à tout changement. Parmi eux figureraient deux autres fils du « guide », Saadi et Khamis, à la tête de milices armées responsables de la répression à Benghazi.
Des témoignages font également état de la présence dans les forces de répression de « mercenaires africains parlant français ». Confirmant les divisions internes, plusieurs ambassadeurs de Libye ont démissionné pour protester contre les tueries, de même que le ministre de la Justice, Mohamed Abdeljali.
Face au chaos, les étrangers ont commencé à quitter le pays. La Turquie a déjà rapatrié plus de 500 de ses ressortissants. 2 000 travailleurs tunisiens sont rentrés chez eux.
L'Union européenne a mis en place une plate-forme d'évacuation à Malte, et la France, une cellule de crise. 750 Français travaillent en Libye, notamment pour Total, mais aussi comme coopérants dans le domaine médical et dans l'enseignement universitaire.
Source : l'HUMANITE
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jeudi 17 février 2011
Ben ali dans le coma
Voila déjà un mois depuis le départ de Tunisie sous la pression de la rue après 23 ans de pouvoir, Zine el-Abidine que l'ex président de la Tunisie Ben Ali se trouve maintenant dans le coma depuis deux jours. Hospitalisé à Jeddah, en Arabie Saoudite, l'ancien président tunisien a été victime «d'un AVC (accident vasculaire cérébral), il est dans un état grave», a déclaré jeudi en fin d'après-midi un proche de la famille.
D'après Nicolas Beau, journaliste spécialiste de la Tunisie et auteur, avec Catherine Graciet, d'une biographie de l'épouse de Ben Ali, Leïla Trabelsi, le raïs déchu est arrivé le 14 ou le 15 février sous le nom d'une autorité locale. Son épouse, Leïla, n'est pas à son chevet.
Elle serait actuellement en Libye. D'autres sources la localisent dans un autre pays du Golfe. Âgé de 74 ans, Ben Ali souffre d'un cancer de la prostate depuis plusieurs années.
Joint en fin d'après-midi, le gouvernement tunisien de transition n'a voulu «ni confirmer ni démentir» la gravité de son état de santé. L'ex-président est, comme son épouse, sous le coup d'un mandat d'arrêt international.
Source : Le parisien
D'après Nicolas Beau, journaliste spécialiste de la Tunisie et auteur, avec Catherine Graciet, d'une biographie de l'épouse de Ben Ali, Leïla Trabelsi, le raïs déchu est arrivé le 14 ou le 15 février sous le nom d'une autorité locale. Son épouse, Leïla, n'est pas à son chevet.
Elle serait actuellement en Libye. D'autres sources la localisent dans un autre pays du Golfe. Âgé de 74 ans, Ben Ali souffre d'un cancer de la prostate depuis plusieurs années.
Joint en fin d'après-midi, le gouvernement tunisien de transition n'a voulu «ni confirmer ni démentir» la gravité de son état de santé. L'ex-président est, comme son épouse, sous le coup d'un mandat d'arrêt international.
Source : Le parisien
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samedi 29 janvier 2011
Le tourisme en Egypte
Plusieurs voyagistes européens ont suspendu les départs prévus ce week-end pour l'Egypte, destination touristique parmi les plus prisées en Afrique, suivant la recommandation de leurs autorités qui déconseillent de se rendre dans le pays en proie à de graves troubles.
Dès vendredi soir, les voyagistes français avaient annoncé la suspension des départs jusqu'au dimanche inclus, offrant à leurs clients la possibilité de reporter leur voyage en Egypte à une date ultérieure ou d'organiser un départ vers une autre destination.
"Les gens ont très bien compris quand on leur a annoncé les suspensions", a expliqué Antoine Cachin, président du directoire du tour-opérateur français Fram.
Les voyagistes belges ont également suspendu tous leurs départs, étendant même l'annulation jusqu'à lundi inclus, alors que le mois de janvier correspond traditionnellement à la haute saison touristique en Egypte.
Les autorités suédoises ont recommandé vendredi d'éviter tout voyage "non absolument nécessaire" au Caire, à Alexandrie, à Suez et à Ismaïliya.
Le ministère français des Affaires étrangères, intégrant la recommandation vendredi du secrétariat d'Etat au Tourisme de suspendre les départs ce week-end pour l'Egypte, conseillait samedi sur son site internet aux Français de "différer tout voyage" non urgent vers ce pays.
Des consignes similaires ont été données par plusieurs autres pays européens ainsi que par les Etats-Unis.
Néanmoins, des tour-opérateurs ont assuré avoir maintenu des départs pour l'Egypte, tel le voyagiste danois Star Tours.
L'Association portugaise des agences de voyages (APAVT) avait elle indiqué vendredi ne pas avoir eu connaissance d'annulation de voyages.
Les voyagistes soulignent que l'immense majorité des touristes qui séjournent en Egypte sont concentrés dans les stations balnéaires de la mer Rouge et sur le Nil où ils effectuent des croisières.
Or, les troubles qui frappent le pays se manifestent essentiellement dans les trois grandes villes du Caire, d'Alexandrie et de Suez, où des dizaines de milliers de manifestants se trouvaient dans les rues samedi, au cinquième jour de la révolte populaire contre le président Hosni Moubarak.
"Il n'y a pas de problème de sécurité, d'agressions physique ou verbale" vis-à-vis des touristes étrangers, a d'ailleurs assuré George Colson, président du Syndicat français des agences de voyage (Snav).
L'espace aérien restant ouvert, les retours prévus avaient lieu normalement, ne justifiant pas, selon M. Colson, de rapatriement d'urgence, à la différence de la Tunisie mi-janvier.
"Avec les vols prévus aujourd'hui et demain, il n'y aura plus de clients dans la zone de la vallée du Nil et au Caire demain soir", a indiqué un porte-parole du groupe Marmara, leader français sur la destination, qui comptait 1.909 clients en Egypte vendredi soir.
Le contingent des touristes présents en Egypte comprenait notamment 4.000 Belges, 15.000 Suédois ou 2.500 Finlandais. Il y aurait aussi "plusieurs dizaines de milliers" de touristes français sur place, selon Paris.
Aucun voyagiste ne voulait faire de pronostic allant au-delà du week-end. "Il est urgent d'attendre et de voir ce qu'il va se passer", a résumé M. Cachin.
Néanmoins, il apparaît d'ores et déjà acquis que le soulèvement en Egypte aura des retombées économiques pour l'industrie du tourisme, déjà affectée par une suspension des voyages en Tunisie et les fortes chutes de neige de décembre en Europe.
Outre les reports, les réservations pour des voyages en Egypte se sont taries depuis une semaine, selon M. Cachin.
L'Egypte a enregistré en 2010 une fréquentation touristique record avec 14,7 millions de visiteurs, en hausse de 17,5% par rapport à 2009, avec, à la clef, des recettes estimées entre 12,6 et 13 milliards de dollars.
Source : Le Parisien
Dès vendredi soir, les voyagistes français avaient annoncé la suspension des départs jusqu'au dimanche inclus, offrant à leurs clients la possibilité de reporter leur voyage en Egypte à une date ultérieure ou d'organiser un départ vers une autre destination.
"Les gens ont très bien compris quand on leur a annoncé les suspensions", a expliqué Antoine Cachin, président du directoire du tour-opérateur français Fram.
Les voyagistes belges ont également suspendu tous leurs départs, étendant même l'annulation jusqu'à lundi inclus, alors que le mois de janvier correspond traditionnellement à la haute saison touristique en Egypte.
Les autorités suédoises ont recommandé vendredi d'éviter tout voyage "non absolument nécessaire" au Caire, à Alexandrie, à Suez et à Ismaïliya.
Le ministère français des Affaires étrangères, intégrant la recommandation vendredi du secrétariat d'Etat au Tourisme de suspendre les départs ce week-end pour l'Egypte, conseillait samedi sur son site internet aux Français de "différer tout voyage" non urgent vers ce pays.
Des consignes similaires ont été données par plusieurs autres pays européens ainsi que par les Etats-Unis.
Néanmoins, des tour-opérateurs ont assuré avoir maintenu des départs pour l'Egypte, tel le voyagiste danois Star Tours.
L'Association portugaise des agences de voyages (APAVT) avait elle indiqué vendredi ne pas avoir eu connaissance d'annulation de voyages.
Les voyagistes soulignent que l'immense majorité des touristes qui séjournent en Egypte sont concentrés dans les stations balnéaires de la mer Rouge et sur le Nil où ils effectuent des croisières.
Or, les troubles qui frappent le pays se manifestent essentiellement dans les trois grandes villes du Caire, d'Alexandrie et de Suez, où des dizaines de milliers de manifestants se trouvaient dans les rues samedi, au cinquième jour de la révolte populaire contre le président Hosni Moubarak.
"Il n'y a pas de problème de sécurité, d'agressions physique ou verbale" vis-à-vis des touristes étrangers, a d'ailleurs assuré George Colson, président du Syndicat français des agences de voyage (Snav).
L'espace aérien restant ouvert, les retours prévus avaient lieu normalement, ne justifiant pas, selon M. Colson, de rapatriement d'urgence, à la différence de la Tunisie mi-janvier.
"Avec les vols prévus aujourd'hui et demain, il n'y aura plus de clients dans la zone de la vallée du Nil et au Caire demain soir", a indiqué un porte-parole du groupe Marmara, leader français sur la destination, qui comptait 1.909 clients en Egypte vendredi soir.
Le contingent des touristes présents en Egypte comprenait notamment 4.000 Belges, 15.000 Suédois ou 2.500 Finlandais. Il y aurait aussi "plusieurs dizaines de milliers" de touristes français sur place, selon Paris.
Aucun voyagiste ne voulait faire de pronostic allant au-delà du week-end. "Il est urgent d'attendre et de voir ce qu'il va se passer", a résumé M. Cachin.
Néanmoins, il apparaît d'ores et déjà acquis que le soulèvement en Egypte aura des retombées économiques pour l'industrie du tourisme, déjà affectée par une suspension des voyages en Tunisie et les fortes chutes de neige de décembre en Europe.
Outre les reports, les réservations pour des voyages en Egypte se sont taries depuis une semaine, selon M. Cachin.
L'Egypte a enregistré en 2010 une fréquentation touristique record avec 14,7 millions de visiteurs, en hausse de 17,5% par rapport à 2009, avec, à la clef, des recettes estimées entre 12,6 et 13 milliards de dollars.
Source : Le Parisien
dimanche 23 janvier 2011
La Tunisie veut en finir avec la dictature
Le peuple vient faire tomber le gouvernement , scandaient dimanche matin quelque mille manifestants venus du centre-sud du pays en entrant dans Tunis. Partis samedi de plusieurs villes à travers le pays, ils ont rejoint la capitale en alternant marche et trajets en véhicules, au sein de la «Caravane de la libération».
«Nous sommes venus de Menzel Bouzaiane, de Sidi Bouzib, de Regueb pour faire tomber les derniers restes de la dictature», expliquait un vieil homme drapé dans un drapeau tunisien, Mohammed Layani.
Il énumérait les principaux foyers de contestation du centre-ouest frondeur et déshérité, en première ligne lors de la «révolution du jasmin» qui a provoqué le 14 janvier la chute du président Zine El Abidine Ben Ali.
Cette marche pacifique est partie samedi de Menzel Bouzaiane, à 280 km au sud de la capitale, où sont tombées sous les balles de la police les premières victimes de la révolte populaire.
La contestation continue par ailleurs de s'élargir au sein de la société tunisienne. Alors que la rentrée des classes dans les écoles primaires, fermées comme tous les établissements scolaires depuis le 10 janvier, doit avoir lieu lundi, l'Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) a annoncé que les instituteurs allaient entamer une grève illimitée jusqu'à «la dissolution du gouvernement».
Des policiers défilent à visage découvert
Samedi déjà, à Tunis, des centaines de policiers avaient manifesté, en civil ou en uniforme, mais à visage découvert, devant le siège du gouvernement.
Ils ont bloqué un moment l'accès du bâtiment à la voiture du président tunisien de transition, Foued Mebazaa, avant d'être écartés en douceur par d'autres policiers en service. Le groupe de policiers protestataires s'est joint à d'autres manifestants, en majorité des employés de mairie, pour réclamer de meilleures conditions de travail et le départ du gouvernement.
Vendredi, pour la première fois, des policiers avaient rejoint les manifestations à Tunis et dans plusieurs villes de province.
Ils réclament également la création d'un syndicat pour défendre les droits de la profession.
«Nous aussi avons pendant des années été victimes de l'arbitraire de Ben Ali, expliquait samedi un jeune policier de 28 ans sous couvert de l'anonymat. Aujourd'hui, notre vie est menacée, les citoyens nous prennent pour des tueurs. Le peuple veut se venger, mais nous, nous sommes là pour assurer sa sécurité».
Source : Le parisien
«Nous sommes venus de Menzel Bouzaiane, de Sidi Bouzib, de Regueb pour faire tomber les derniers restes de la dictature», expliquait un vieil homme drapé dans un drapeau tunisien, Mohammed Layani.
Il énumérait les principaux foyers de contestation du centre-ouest frondeur et déshérité, en première ligne lors de la «révolution du jasmin» qui a provoqué le 14 janvier la chute du président Zine El Abidine Ben Ali.
Cette marche pacifique est partie samedi de Menzel Bouzaiane, à 280 km au sud de la capitale, où sont tombées sous les balles de la police les premières victimes de la révolte populaire.
La contestation continue par ailleurs de s'élargir au sein de la société tunisienne. Alors que la rentrée des classes dans les écoles primaires, fermées comme tous les établissements scolaires depuis le 10 janvier, doit avoir lieu lundi, l'Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) a annoncé que les instituteurs allaient entamer une grève illimitée jusqu'à «la dissolution du gouvernement».
Des policiers défilent à visage découvert
Samedi déjà, à Tunis, des centaines de policiers avaient manifesté, en civil ou en uniforme, mais à visage découvert, devant le siège du gouvernement.
Ils ont bloqué un moment l'accès du bâtiment à la voiture du président tunisien de transition, Foued Mebazaa, avant d'être écartés en douceur par d'autres policiers en service. Le groupe de policiers protestataires s'est joint à d'autres manifestants, en majorité des employés de mairie, pour réclamer de meilleures conditions de travail et le départ du gouvernement.
Vendredi, pour la première fois, des policiers avaient rejoint les manifestations à Tunis et dans plusieurs villes de province.
Ils réclament également la création d'un syndicat pour défendre les droits de la profession.
«Nous aussi avons pendant des années été victimes de l'arbitraire de Ben Ali, expliquait samedi un jeune policier de 28 ans sous couvert de l'anonymat. Aujourd'hui, notre vie est menacée, les citoyens nous prennent pour des tueurs. Le peuple veut se venger, mais nous, nous sommes là pour assurer sa sécurité».
Source : Le parisien
mercredi 19 janvier 2011
Ben Ali sa fortune tunisienne sous grande surveillance
L'ancien président Tunisien Ben Ali est comme vous le savez depuis la REVOLTE DU JASMIN, réfugié en Arabie saoudite.
Il voit maintenant que ses agissements et ses biens sont de plus en plus contrôlés, tant en Tunisie que par la communauté internationale.
La Tunisie ouvre une enquête judiciaire
Mercredi 19 janvier, une enquête judiciaire pour "acquisition illégale de biens mobiliers et immobiliers", "placements financiers illicites à l'étranger" et "exportation illégale de devises"a été ouverte contre le président déchu et sa famille.
Elle vise nommément l'ancien chef d'Etat, sa femme, Leila Trabelsi, "les frères et gendres de Leila Trabelsi, les fils et les filles de ses frères", selon l'agence officielle TAP citant une "source autorisée". Le clan Ben Ali-Trabelsi est accusé d'avoir mis en coupe réglée le pays depuis 23 ans.
La Suisse bloque d'éventuels fonds
Après que la France a annoncé qu'elle avait saisi Tracfin pour surveiller tout mouvement de fond suspects, la Suisse a aussi décidé, mercredi, de bloquer, avec effet immédiat, d'éventuels fonds illégaux appartenant au président tunisien déchu et à son entourage.
Le gouvernement helvétique a également décidé "de bloquer les biens de ces personnes en Suisse", a précisé la présidente de la Confédération, Micheline Calmy-Rey, expliquant : "Par ces mesures, nous désirons éviter tout risque de détournements de ces fonds avant que leur origine soit clairement déterminée."
"On sait que les membres de l'entourage de M. Ben Ali, qui détenaient des positions dominantes dans l'économie et la finance, ont fait un certain nombre de voyages en Suisse ces derniers mois", a argumenté Mme Calmy-Rey qui occupe également le poste de ministre des affaires étrangères. "Or, de tels voyages peuvent être utilisés pour des transactions financières et des dépôts d'avoirs dans des établissements bancaires suisses."
L'Arabie saoudite restreint les actions de Ben Ali
De son côté, le ministre des affaires étrangères saoudien, Saoud Al-Fayçal, a affirmé mercredi que le président tunisien déchu, réfugié dans le royaume depuis sa fuite vendredi sous la pression de la rue, y était "interdit de toute activité" contre son pays. La présence de M. Ben Ali dans le royaume s'accompagne "de conditions et de restrictions. Aucune action ne sera autorisée [contre la Tunisie]", a-t-il affirmé dans un entretien avec la télévision d'Etat saoudienne.
"Le royaume a agi selon une politique suivie depuis longtemps. Je ne crois pas que cela nuise au peuple tunisien et à sa volonté, comme cela ne représente pas une ingérence dans les affaires internes" de la Tunisie, a ajouté. Il a assuré que l'Arabie saoudite se tenait "aux côtés du peuple tunisien" auquel il a souhaité "la stabilité, le développement, la prospérité et la liberté auxquels il aspire". Selon un bilan de l'ONU, plus de 100 personnes ont été tuées pendant les émeutes au cours des cinq dernières semaines. Le gouvernement tunisien évoque de son côté 78 tués et 94 blessés.
Source : Le monde
Il voit maintenant que ses agissements et ses biens sont de plus en plus contrôlés, tant en Tunisie que par la communauté internationale.
La Tunisie ouvre une enquête judiciaire
Mercredi 19 janvier, une enquête judiciaire pour "acquisition illégale de biens mobiliers et immobiliers", "placements financiers illicites à l'étranger" et "exportation illégale de devises"a été ouverte contre le président déchu et sa famille.
Elle vise nommément l'ancien chef d'Etat, sa femme, Leila Trabelsi, "les frères et gendres de Leila Trabelsi, les fils et les filles de ses frères", selon l'agence officielle TAP citant une "source autorisée". Le clan Ben Ali-Trabelsi est accusé d'avoir mis en coupe réglée le pays depuis 23 ans.
La Suisse bloque d'éventuels fonds
Après que la France a annoncé qu'elle avait saisi Tracfin pour surveiller tout mouvement de fond suspects, la Suisse a aussi décidé, mercredi, de bloquer, avec effet immédiat, d'éventuels fonds illégaux appartenant au président tunisien déchu et à son entourage.
Le gouvernement helvétique a également décidé "de bloquer les biens de ces personnes en Suisse", a précisé la présidente de la Confédération, Micheline Calmy-Rey, expliquant : "Par ces mesures, nous désirons éviter tout risque de détournements de ces fonds avant que leur origine soit clairement déterminée."
"On sait que les membres de l'entourage de M. Ben Ali, qui détenaient des positions dominantes dans l'économie et la finance, ont fait un certain nombre de voyages en Suisse ces derniers mois", a argumenté Mme Calmy-Rey qui occupe également le poste de ministre des affaires étrangères. "Or, de tels voyages peuvent être utilisés pour des transactions financières et des dépôts d'avoirs dans des établissements bancaires suisses."
L'Arabie saoudite restreint les actions de Ben Ali
De son côté, le ministre des affaires étrangères saoudien, Saoud Al-Fayçal, a affirmé mercredi que le président tunisien déchu, réfugié dans le royaume depuis sa fuite vendredi sous la pression de la rue, y était "interdit de toute activité" contre son pays. La présence de M. Ben Ali dans le royaume s'accompagne "de conditions et de restrictions. Aucune action ne sera autorisée [contre la Tunisie]", a-t-il affirmé dans un entretien avec la télévision d'Etat saoudienne.
"Le royaume a agi selon une politique suivie depuis longtemps. Je ne crois pas que cela nuise au peuple tunisien et à sa volonté, comme cela ne représente pas une ingérence dans les affaires internes" de la Tunisie, a ajouté. Il a assuré que l'Arabie saoudite se tenait "aux côtés du peuple tunisien" auquel il a souhaité "la stabilité, le développement, la prospérité et la liberté auxquels il aspire". Selon un bilan de l'ONU, plus de 100 personnes ont été tuées pendant les émeutes au cours des cinq dernières semaines. Le gouvernement tunisien évoque de son côté 78 tués et 94 blessés.
Source : Le monde
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Michel Boujenah en larmes sur le plateau ce Canal + pour la Tunisie
Comme dans la chanson de Christophe Maé "C'est ma terre" Michel Boujenah a dit la même chose en Larmes pour la Tunisie "C'est ma terre" sur Canal + dans l'émission du Grand Journal
Cela fait presque un mois déjà que la contestation gronde en Tunisie.
La police a ouvert le feu sur la révolte de la rue, faisant plusieurs dizaines de morts.
Après la fuite du président déchu Ben Ali vendredi 14 janvier, chassé par ces longues semaines d'insurrection de la population, les Tunisiens avaient alors placé beaucoup d'espoir dans la formation d'un nouveau gouvernement d'union nationale.
Ce dernier devrait être chargé de préparer des élections présidentielles et législatives qui devraient se dérouler d'ici six mois.
Aujourd'hui, leurs attentes, n'ont pas encore été totalement satisfaites.
Le 14 janvier dernier, l'acteur et réalisateur français Michel Boujenah, originaire de Tunis, s'exprimait au micro de RTL plein d'émotion sur cette situation tragique et d'urgence qui fait la une des médias dans l'Hexagone.
Touché et plus affecté que jamais par ce drame qui touche aujourd'hui ce pays qu'il considère comme "sa terre natale",
Michel Boujenah s'est de nouveau exprimé sur le sujet hier, lundi 17 janvier, sur le plateau du Grand Journal.
Les déclarations sur le sujet sont plutôt rares, pour ne pas dire totalement inexistantes de la part des personnalités.
Mais Michel Boujenah se sent bien plus que concerné. Hier, il était ainsi très affecté lors de son passage dans l'émission de Michel Denisot sur Canal+.
Aux côtés de Dominique de Villepin et Moncef Marzouki, opposant historique tunisien, le comédien a déclaré :
"Le peuple tunisien est un grand peuple, je l'ai toujours dit, je l'ai toujours pensé.
Il y a des cadres en Tunisie, il y a des ingénieurs, des intellectuels, des médecins.
Aujourd'hui, il y a une chance magnifique pour ce pays et cette chance ne doit pas être gâchée. Je suis bouleversé, je pense à mon père qui aurait tant aimé voir ça. Ce que je veux dire, c'est que je me sens pas forcément légitime ici.
Parce qu'il y a des tas de jeunes gens en Tunisie aujourd'hui et peut-être à Paris qui se sont battus et qui devraient être à ma place pour parler.
Je pense à tous ces jeunes qui ont parlé sur Facebook, aux bloggeurs qui ont été en prison, qui ont été libérés, après je pense à tous ces jeunes qui ont besoin de parler, besoin d'avoir une tribune pour s'exprimer.
Je pense à tous ces gens qui viennent de la société civile et qui ont mené ce mouvement de manière spontanée qui a dépassé tout le monde.
Parce que c'est ma terre natale.
Excusez-moi je suis un peu... C'est bizarre, je pensais pas réagir comme ça, c'est pour ça que je voulais pas venir. C'est un moment historique qu'il faut protéger beaucoup parce qu'ils sont encore en danger. Il faut que tout le monde fasse très attention au peuple tunisien !"
Les larmes aux yeux, Michel Boujenah était tellement bouleversé qu'il ne put finir de s'exprimer comme il le souhaitait.
Adepte des coups de gueule - mais aussi parfois victime de coups d'éclat -, Michel Boujenah se sent plus concerné que jamais. Et malgré ses larmes, ses belles paroles et son témoignage poignant ont été entendus.
Moncef Marzouki, lui, n'a pas hésité à dénoncer "une mascarade", comme le relate aujourd'hui Le Parisien.
En effet, selon l'opposant historique tunisien, cette formation du nouveau gouvernement en Tunisie n'est qu'une fausse ouverture à cause du maintien de ministres du président déchu Ben Ali :
"La Tunisie méritait beaucoup mieux :
90 morts, quatre semaines de révolution réelle, pour aboutir à quoi ? Un gouvernement qui n'a d'union nationale que le nom, parce qu'en réalité il est composé [de membres du] parti de la dictature, le RCD", a-t-il déclaré sur i
Nous avons une grande pensée pour le photographe franco-allemand de l'agence EPA, Lucas Mebrouk Dolega, qui est décédé des suites de ses blessures alors qu'il couvrait les manifestations à Tunis devant le ministère de l'Intérieur.
Il avait été atteint vendredi par un tir de grenade lacrymogène tirée "à bout portant" par un policier tunisien... Il était depuis dans le coma après une opération de la dernière chance. Il est décédé hier, lundi 17 janvier. Familier de l'Assemblée nationale, entre autres, Lucas était âgé de 32 ans.
Toutes nos condoléances pour cette disparition cruelle à tous ses proches.
Source : purepeople
Cela fait presque un mois déjà que la contestation gronde en Tunisie.
La police a ouvert le feu sur la révolte de la rue, faisant plusieurs dizaines de morts.
Après la fuite du président déchu Ben Ali vendredi 14 janvier, chassé par ces longues semaines d'insurrection de la population, les Tunisiens avaient alors placé beaucoup d'espoir dans la formation d'un nouveau gouvernement d'union nationale.
Ce dernier devrait être chargé de préparer des élections présidentielles et législatives qui devraient se dérouler d'ici six mois.
Aujourd'hui, leurs attentes, n'ont pas encore été totalement satisfaites.
Le 14 janvier dernier, l'acteur et réalisateur français Michel Boujenah, originaire de Tunis, s'exprimait au micro de RTL plein d'émotion sur cette situation tragique et d'urgence qui fait la une des médias dans l'Hexagone.
Touché et plus affecté que jamais par ce drame qui touche aujourd'hui ce pays qu'il considère comme "sa terre natale",
Michel Boujenah s'est de nouveau exprimé sur le sujet hier, lundi 17 janvier, sur le plateau du Grand Journal.
Les déclarations sur le sujet sont plutôt rares, pour ne pas dire totalement inexistantes de la part des personnalités.
Mais Michel Boujenah se sent bien plus que concerné. Hier, il était ainsi très affecté lors de son passage dans l'émission de Michel Denisot sur Canal+.
Aux côtés de Dominique de Villepin et Moncef Marzouki, opposant historique tunisien, le comédien a déclaré :
"Le peuple tunisien est un grand peuple, je l'ai toujours dit, je l'ai toujours pensé.
Il y a des cadres en Tunisie, il y a des ingénieurs, des intellectuels, des médecins.
Aujourd'hui, il y a une chance magnifique pour ce pays et cette chance ne doit pas être gâchée. Je suis bouleversé, je pense à mon père qui aurait tant aimé voir ça. Ce que je veux dire, c'est que je me sens pas forcément légitime ici.
Parce qu'il y a des tas de jeunes gens en Tunisie aujourd'hui et peut-être à Paris qui se sont battus et qui devraient être à ma place pour parler.
Je pense à tous ces jeunes qui ont parlé sur Facebook, aux bloggeurs qui ont été en prison, qui ont été libérés, après je pense à tous ces jeunes qui ont besoin de parler, besoin d'avoir une tribune pour s'exprimer.
Je pense à tous ces gens qui viennent de la société civile et qui ont mené ce mouvement de manière spontanée qui a dépassé tout le monde.
Parce que c'est ma terre natale.
Excusez-moi je suis un peu... C'est bizarre, je pensais pas réagir comme ça, c'est pour ça que je voulais pas venir. C'est un moment historique qu'il faut protéger beaucoup parce qu'ils sont encore en danger. Il faut que tout le monde fasse très attention au peuple tunisien !"
Les larmes aux yeux, Michel Boujenah était tellement bouleversé qu'il ne put finir de s'exprimer comme il le souhaitait.
Adepte des coups de gueule - mais aussi parfois victime de coups d'éclat -, Michel Boujenah se sent plus concerné que jamais. Et malgré ses larmes, ses belles paroles et son témoignage poignant ont été entendus.
Moncef Marzouki, lui, n'a pas hésité à dénoncer "une mascarade", comme le relate aujourd'hui Le Parisien.
En effet, selon l'opposant historique tunisien, cette formation du nouveau gouvernement en Tunisie n'est qu'une fausse ouverture à cause du maintien de ministres du président déchu Ben Ali :
"La Tunisie méritait beaucoup mieux :
90 morts, quatre semaines de révolution réelle, pour aboutir à quoi ? Un gouvernement qui n'a d'union nationale que le nom, parce qu'en réalité il est composé [de membres du] parti de la dictature, le RCD", a-t-il déclaré sur i
Nous avons une grande pensée pour le photographe franco-allemand de l'agence EPA, Lucas Mebrouk Dolega, qui est décédé des suites de ses blessures alors qu'il couvrait les manifestations à Tunis devant le ministère de l'Intérieur.
Il avait été atteint vendredi par un tir de grenade lacrymogène tirée "à bout portant" par un policier tunisien... Il était depuis dans le coma après une opération de la dernière chance. Il est décédé hier, lundi 17 janvier. Familier de l'Assemblée nationale, entre autres, Lucas était âgé de 32 ans.
Toutes nos condoléances pour cette disparition cruelle à tous ses proches.
Source : purepeople
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dimanche 16 janvier 2011
Plus d'odeur de Jasmin en Tunisie
La Tunisie etait la destination préférée des touristes pour y trouver le soleil, mais malheureusement, il n'y a plus d'odeur de jamsmin mais une odeur de revolte du Jasmin.
Le centre de la ville a été le terrain d'affrontements entre des miliciens armés et les forces loyales aux nouvelles autorités. Deux francs-tireurs ont été abattus.
En ce deuxième jour sans Ben Ali au pouvoir, Tunis a été le théâtre de scènes de guérilla urbaine entre des miliciens armés, apparemment fidèles à l'ex-président, et les forces loyales aux nouvelles autorités de transition. Les échanges de tirs nourris entre les deux camps en plein centre-ville, entre 16 heures et 18 heures (heure de Paris), marquent le franchissement d'un nouveau cap. Jusqu'alors, les miliciens semaient la terreur seulement la nuit, dans la capitale, sa banlieue, et plusieurs villes du pays.
Un calme relatif semblait être revenu progressivement avec le couvre-feu, vers 18 heures. Mais les tirs ont repris aux alentours du palais présidentiel, situé dans le quartier de Carthage. Une source sécuritaire a confirmé que l'armée donnait l'assaut contre le bâtiment dans lequel se sont retranchés des éléments de la garde présidentielle de Ben Ali.
Alors que la capitale s'était réveillée dans le calme dimanche matin, la situation s'est brusquement tendue en début d'après-midi. Les policiers sont alors devenus de plus en plus nerveux, contrôlant systématiquement les véhicules.
Le bilan des affrontements de l'après-midi fait état de deux morts, deux francs-tireurs abattus par l'armée au début des combats, a annoncé à la télévision publique un sous-lieutenant de l'armée. «Il y a eu deux snipers qui ont tiré depuis un bâtiment situé à proximité du ministère de l'Intérieur. On les a abattus», a-t-il expliqué.
Deux arrestations dans l'entourage de Ben Ali
Quatre ressortissants allemands ont par ailleurs été arrêtés à Tunis en possession d'armes, à bord de trois taxis, avec d'autres étrangers dont les nationalités n'ont pas été précisées, a déclaré un policier à la télévision publique. Les quatre hommes ont été interpellés dans le courant de l'après-midi, dans le centre de la capitale tunisienne, à environ 300 mètres du siège du Parti démocratique progressiste (PDP, opposition légale) devant lequel une brève fusillade avait éclaté. Le policier ignorait le nombre et la nationalité des autres étrangers interpellés.
Les chauffeurs de taxis qui transportaient le groupe ont assuré que leurs clients leur avaient dit vouloir se rendre à la chasse. Des informations non-vérifiables avaient dans un premier temps fait état de l'arrestation de deux personnes ayant des passeports suédois et munies de «fusils de chasse».
La thèse de la responsabilité des fidèles de l'ex-président Zine El Abidine Ben Ali dans le climat d'exactions et d'insécurité qui règne en Tunisie depuis la fuite vendredi du dictateur s'est renforcée dimanche, avec l'arrestation de deux de ses proches, l'ex-chef de la sécurité présidentielle et un neveu de l'ex-chef d'Etat.
Le premier ministre Mohammed Ghannouchi, qui devrait annoncer lundi la composition du nouveau gouvernement, a averti dimanche soir que les autorités de transition ne feraient preuve d'»aucune tolérance» envers ceux qui sèment le chaos dans le pays, dans une déclaration téléphonique à la télévision publique.
Source : Le figaro
Le centre de la ville a été le terrain d'affrontements entre des miliciens armés et les forces loyales aux nouvelles autorités. Deux francs-tireurs ont été abattus.
En ce deuxième jour sans Ben Ali au pouvoir, Tunis a été le théâtre de scènes de guérilla urbaine entre des miliciens armés, apparemment fidèles à l'ex-président, et les forces loyales aux nouvelles autorités de transition. Les échanges de tirs nourris entre les deux camps en plein centre-ville, entre 16 heures et 18 heures (heure de Paris), marquent le franchissement d'un nouveau cap. Jusqu'alors, les miliciens semaient la terreur seulement la nuit, dans la capitale, sa banlieue, et plusieurs villes du pays.
Un calme relatif semblait être revenu progressivement avec le couvre-feu, vers 18 heures. Mais les tirs ont repris aux alentours du palais présidentiel, situé dans le quartier de Carthage. Une source sécuritaire a confirmé que l'armée donnait l'assaut contre le bâtiment dans lequel se sont retranchés des éléments de la garde présidentielle de Ben Ali.
Alors que la capitale s'était réveillée dans le calme dimanche matin, la situation s'est brusquement tendue en début d'après-midi. Les policiers sont alors devenus de plus en plus nerveux, contrôlant systématiquement les véhicules.
Le bilan des affrontements de l'après-midi fait état de deux morts, deux francs-tireurs abattus par l'armée au début des combats, a annoncé à la télévision publique un sous-lieutenant de l'armée. «Il y a eu deux snipers qui ont tiré depuis un bâtiment situé à proximité du ministère de l'Intérieur. On les a abattus», a-t-il expliqué.
Deux arrestations dans l'entourage de Ben Ali
Quatre ressortissants allemands ont par ailleurs été arrêtés à Tunis en possession d'armes, à bord de trois taxis, avec d'autres étrangers dont les nationalités n'ont pas été précisées, a déclaré un policier à la télévision publique. Les quatre hommes ont été interpellés dans le courant de l'après-midi, dans le centre de la capitale tunisienne, à environ 300 mètres du siège du Parti démocratique progressiste (PDP, opposition légale) devant lequel une brève fusillade avait éclaté. Le policier ignorait le nombre et la nationalité des autres étrangers interpellés.
Les chauffeurs de taxis qui transportaient le groupe ont assuré que leurs clients leur avaient dit vouloir se rendre à la chasse. Des informations non-vérifiables avaient dans un premier temps fait état de l'arrestation de deux personnes ayant des passeports suédois et munies de «fusils de chasse».
La thèse de la responsabilité des fidèles de l'ex-président Zine El Abidine Ben Ali dans le climat d'exactions et d'insécurité qui règne en Tunisie depuis la fuite vendredi du dictateur s'est renforcée dimanche, avec l'arrestation de deux de ses proches, l'ex-chef de la sécurité présidentielle et un neveu de l'ex-chef d'Etat.
Le premier ministre Mohammed Ghannouchi, qui devrait annoncer lundi la composition du nouveau gouvernement, a averti dimanche soir que les autorités de transition ne feraient preuve d'»aucune tolérance» envers ceux qui sèment le chaos dans le pays, dans une déclaration téléphonique à la télévision publique.
Source : Le figaro
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vendredi 14 janvier 2011
Le president Ben Ali a quitte la Tunisie
Le president Ben Ali a quitte la Tunisie
La Tunisie a connu vendredi une journée historique.
Après un mois d'émeutes, le président Ben Ali a quitté le pouvoir et fui la Tunisie. Comme le prévoit la Constitution, Mohammed Gannouchi, l'ancien Premier ministre, assurera la présidence par intérim jusqu'à des élections anticipées.
Suivez minute par minute le récit de cette journée.
20h05. L'avion du président tunisien Zine El Abidine Ben Ali survolait vendredi peu avant 20h l'espace aérien maltais «en direction du nord», a indiqué à l'AFP un porte-parole du gouvernement. Selon RTL, l'avion prendrait la direction de Paris.
19h55. Des tirs d'armes automatiques ont été entendus dans le centre de Tunis sous couvre-feu, selon des journalistes de l'AFP. Le président Nicolas Sarkozy et le Premier ministre François Fillon tiennent une réunion depuis 19h45 à l'Elysée pour parler de la situation en Tunisie, et «aucune information n'atteste la venue de Ben Ali en France», a affirmé l'Elysée.
19h45. Selon Al-Jazeera, l'avion de Ben Ali ferait une escale à Malte, avant de rejoindre Paris.
19h30. Benoît Hamon, porte-parole du PS, a estimé vendredi, après le départ à l'étranger du président tunisien Ben Ali, que la France devait «être totalement mobilisée pour aider à l'affirmation durable de la démocratie» dans ce pays «et pas comme elle l'a fait jusqu'ici, en se trompant complètement de combat, en étant à rebours du sens de l'Histoire, ne comprenant rien à ce soulèvement».
De son côté, le peuple tunisien «a le droit de choisir ses dirigeants», a estimé vendredi la Maison Blanche, réagissant au départ de Tunisie du président Zine El Abidine Ben Ali.
19h10. Où est Ben Ali ? Selon Al-Arabiya et The Guardian, l'ex-président tunisien serait en route pour Malte, sous protection lybienne. Al Jazeera affirme qu'il est en route pour Paris, mais l'Elysée n'a «pas d'information» sur son éventuelle arrivée dans l'hexagone.
19h05. Mohammed Gannouchi, qui assure qu'il respectera la Constitution, restera président par intérim jusqu'à des élections anticipées. «J'appelle les Tunisiens toutes sensibilités politiques et régionales confondues à faire preuve de patriotisme et d'unité», a-t-il déclaré solennellement.
19h. Air France annule tous ses vols, selon son site. Le voyagiste Thomas Cook France a annoncé vendredi soir qu'il annulait les départs de ses clients vers la Tunisie jusqu'à lundi inclus, «dans un premier temps», a indiqué une porte-parole à l'AFP. Le rapatriement de 600 touristes a été suspendue en raison du couvre-feu instauré dans le pays.
18h45. Mohammed Ghannouchi, l'ancien Premier ministre de Ben Ali, annonce à la télévision publique qu'il assume par intérim les fonctions de président, comme le prévoit la constitution tunisienne en cas de vacances du pouvoir. Il se dit prêt à «à travailler avec tous les partis et toutes les composantes de la société civile.»
«Conformément à l'article 56 de la Constitution, j'assume à partir de cet instant la charge de président par intérim», a annoncé Mohammed Ghannouchi, 69 ans. Le nouveau président, filmé dans la palais présidentiel de Carthage, a lu debout sa déclaration entouré par le président de la chambre des députés, Fouad Mebazaa et celui de la chambre des conseillers (sénat), Abdallah Kallal.
18h35. Le président Ben Ali a quitté la Tunisie, selon des sources proches du gouvernement.
18h33. BFM TV, reprenant une information de la chaîne Al Jazeera, indique que Ben Ali aurait quitté le pays. Fouad Mebazaâ, le président du Parlement, prendrait le pouvoir avec l'armée.
18h30. Sur Twitter, de nombreux internautes tunisiens assurent que l'annonce à venir concernerait un coup d'Etat par les militaires. Une information impossible à confirmer ou à infirmer pour l'instant.
18h10. La télévision publique tunisienne a indiqué vendredi qu'une «annonce très importante pour le peuple tunisien sera faite sous peu», alors que le pays connaît une profonde crise politique sur fond d'émeutes.
18 heures. De Paris, les principaux partis d'opposition demandent le départ de Ben Ali.
18 heures. L'agence de notation Fitch Ratings a par ailleurs annoncé qu'elle envisageait d'abaisser la note de la dette à long terme de la Tunisie (actuellement fixée à «BBB») au vu des troubles sociaux qui, s'ils se prolongeaient, pourraient avoir des «conséquences négatives» sur l'économie du pays.
17h45. «Je peux confirmer que l'armée est à l'aéroport. Les blindés encerclent le site de l'aéroport», déclare une source aéroportuaire interrogée sur des rumeurs sur le départ précipité de proches du président Zine El Abidine Ben Ali. «Je n'ai pas d'information sur ça mais une personne s'est introduite par la clôture sur le tarmac et une alerte a été donnée», a-t-elle ajouté.
Un important convoi officiel, composé d'une dizaine de véhicules aux vitres teintées a quitté en trombe le Palais de Carthage, dans la banlieue nord de Tunis, aux alentours de 16h50 en direction de l'aéroport de Tunis-Carthage, selon un journaliste tunisien témoin de la scène, cité par le Monde.fr.
Un peu plus tôt dans l'après-midi, deux avions Falcon blancs s'étaient envolés de ce même aéroport de Tunis-Carthage, l'un vers 13H40, l'autre vers 13H50.
Un vol d'Air France en partance de Paris a regagné la capitale française en raison de cette fermeture, selon un journaliste de l'AFP qui se trouvait à bord.
17h36. Le chef du Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT, interdit), Hamma Hammami, interpellé mercredi à son domicile, près de Tunis, a été libéré, a annoncé vendredi à Paris le PCOT.
17h30. L'armée a pris vendredi en fin d'après-midi le contrôle l'aéroport international de Tunis Carthage alors que l'espace aérien a été fermé, a indiqué à l'AFP une source aéroportuaire.
17h20. Le ministère des Affaires étrangères, dans une actualisation vendredi de son site internet, conseille «vivement» aux personnes se rendant en Tunisie «de différer tout voyage qui n'aurait pas un caractère d'urgence» dans ce pays. En rappelant l'existence d'un couvre-feu, le ministère conseille aussi aux Français séjournant en Tunisie de suivre «les consignes de sécurité données par les forces de l’ordre», d'«éviter formellement les attroupements, en toute circonstance», et, «en cas de détonation, de ne jamais s'approcher des fenêtres».
17h. Le gouvernement tunisien a annoncé avoir décrété l'état d'urgence dans l'ensemble du pays avec un couvre-feu de 18h à 06h du matin, l'interdiction des rassemblements sur la voie publique et l'autorisation donnée à l'armée et à la police de tirer sur tout «suspect» refusant d'obéir aux ordres.
16h50. De violents heurts opposent des groupes de manifestants et des policiers anti-émeutes. Un policier a tiré à bout portant sur Lucas Mebrouk Doleca, un photographe français de 32 ans travaillant pour l'agence EPA. Atteint à la tête par un tir de gaz lacrimogène, il a commencé à saigner avant d'être évacué vers un hôpital, a rapporté un photographe de l'AFP.
16h45. Une banque, aux abords de la gare, est en train d'être saccagée, selon l'un de nos envoyés spéciaux à Tunis. Depuis la dispersion des manifestants, vers 14h30, l'ambiance est désormais tendue aux abords du centre ville.
16h40. La baisse des prix de produits et de services de première nécessité promise jeudi par le président Ben Ali a été suivie vendredi par la publication d'une liste de 19 de ces produits qui vont du pain au sucre en passant par le gaz à usage domestique dont les prix ont été révisés à la baisse.
16h35. Le voyagiste Thomas Cook a annoncé qu'il comptait rapatrier dès ce vendredi de Tunisie 1800 touristes britanniques et irlandais, «en raison des troubles politiques actuels et des manifestations en Tunisie». Son concurrent TUI Travel annulait des départs de Grande-Bretagne sans organiser pour autant de rapatriement systématique.
16h25. Des groupes se sont reformés sur l'Avenue de Paris, adjacente à l'avenue Bourguiba et des policiers les pourchassent à coup de grenades lacrymogènes. Des manifestants réfugiés dans les immeubles lancent des pierres et de briques en direction des forces de l'ordre, selon une correspondante de l'AFP alors qu'un hélicoptère de l'armée survole la capitale.
16h10. Le président Ben Ali annonce que le gouvernement est limogé et que des législatives anticipées auront lieu dans six mois, selon l'agence officielle TAP. Mohammed Ghannouci, le Premier ministre tunisien a indiqué que le président Ben Ali a décidé «dans le cadre de mesures (d'apaisement) annoncées jeudi, de limoger le gouvernement et d'appeler à des élections législatives anticipées dans six mois». Il a ajouté avoir été chargé de former le nouveau gouvernement.
16h05. Dans le centre ville, les manifestants ont été dispersés par la police. Devant la gare de Tunis, où près de 2000 personnes sont rassemblées, on assiste à de nouvelle scènes de fraternisation entre militaires et certains manifestants.
16h. Olivier Besancenot demande à Michèle Alliot-Marie «de s'excuser ou de démissionner» et au «gouvernement français de cesser de soutenir le dictateur en place». Dans un communiqué, le porte-parole du Nouveau Parti-Anticapitaliste (NPA) estime que la ministre des affaires étrangères, a tenu, le 12 janvier à l'Assemblée, «des propos scandaleux et inadmissibles, en proposant au dictateur Ben Ali le savoir-faire de la police française pour régler les situations sécuritaires».
15h45. Des blindés de l'armée se sont rapidement déployés devant le ministère de l'Intérieur, alors que des unités anti-émeutes pourchassent des jeunes manifestants dans les escaliers d'immeubles résidentiels et dans un centre commercial, où ils se sont repliés. L'avenue Bourguiba est quasiment déserte.
15h35. L'Allemagne appelle à son tour la Tunisie à des réformes durables et solides. «Nous avons suivi avec intérêt les annonces du président Ben Ali. Il est important que ces annonces soient suivies d'un changement concret et qu'elles débouchent sur un processus de réformes durables et solides», a indiqué un porte-parole du ministère des Affaires étrangères allemand.
15h20. Des sources médicales annoncent la mort de 13 personnes jeudi soir à Tunis et sa banlieue. «Les corps de trois personnes atteintes par balles ont été transportés à l'hopital du Kram, près de Tunis, et dix autres ont été emmenés à l'hôpital Charles Nicole à Tunis». Sous l'action des forces de l'ordre, le centre de Tunis se vide de la foule et l'avenue Bourguiba reste irrespirable à cause des gaz lacrymogènes. Quelques manifestants lancent des pierres et des chaises et des parasols des terrasses de cafés en direction des policiers.
14h50. «Les policiers reprennent possession du centre ville», constate un des deux reporters du Parisien. Des matraquages en règle se déroulent sans que les manifestants évalués à 10 ou 15 000 ne répliquent pour le moment. «Les forces de l'ordre repoussent tout le monde hors du centre ville en remontant l'avenue et les rues adjaçantes et en tirant des gaz lacrymogènes».
14h45. La police a procédé à la dispersion des manifestants disposés devant le ministère depuis 10 heures du matin, constate l'un des deux envoyés spéciaux du Parisien. Aux tirs disparates de gaz lacrymogènes ont succédé «des tirs tendus» en direction des manifestants.
14h40. Le cordon policier disposé devant le ministère de l'Intérieur à Tunis a dû tirer des gaz lacrymogènes pour contenir la foule massée devant l'édifice, nous rapporte l'un de deux envoyés spéciaux du Parisien. «Les policiers ont été débordés par la foule et des manifestants sont parvenus à escalader la façade du bâtiment pour s'accrocher aux grillages protégeant les fenêtres.
14h02. Le porte-parole du tour-opérateur Thomas Cook France déclare n'avoir «pour l'instant aucun plan de rapatriement de prévu». La filiale allemande du voyagiste britannique avait annoncé un peu plus tôt le rapatriement de 2 000 touristes allemands. La Tunisie est la deuxième destination touristique étrangère des Français derrière l'Espagne.
Source : leparisien
La Tunisie a connu vendredi une journée historique.
Après un mois d'émeutes, le président Ben Ali a quitté le pouvoir et fui la Tunisie. Comme le prévoit la Constitution, Mohammed Gannouchi, l'ancien Premier ministre, assurera la présidence par intérim jusqu'à des élections anticipées.
Suivez minute par minute le récit de cette journée.
20h05. L'avion du président tunisien Zine El Abidine Ben Ali survolait vendredi peu avant 20h l'espace aérien maltais «en direction du nord», a indiqué à l'AFP un porte-parole du gouvernement. Selon RTL, l'avion prendrait la direction de Paris.
19h55. Des tirs d'armes automatiques ont été entendus dans le centre de Tunis sous couvre-feu, selon des journalistes de l'AFP. Le président Nicolas Sarkozy et le Premier ministre François Fillon tiennent une réunion depuis 19h45 à l'Elysée pour parler de la situation en Tunisie, et «aucune information n'atteste la venue de Ben Ali en France», a affirmé l'Elysée.
19h45. Selon Al-Jazeera, l'avion de Ben Ali ferait une escale à Malte, avant de rejoindre Paris.
19h30. Benoît Hamon, porte-parole du PS, a estimé vendredi, après le départ à l'étranger du président tunisien Ben Ali, que la France devait «être totalement mobilisée pour aider à l'affirmation durable de la démocratie» dans ce pays «et pas comme elle l'a fait jusqu'ici, en se trompant complètement de combat, en étant à rebours du sens de l'Histoire, ne comprenant rien à ce soulèvement».
De son côté, le peuple tunisien «a le droit de choisir ses dirigeants», a estimé vendredi la Maison Blanche, réagissant au départ de Tunisie du président Zine El Abidine Ben Ali.
19h10. Où est Ben Ali ? Selon Al-Arabiya et The Guardian, l'ex-président tunisien serait en route pour Malte, sous protection lybienne. Al Jazeera affirme qu'il est en route pour Paris, mais l'Elysée n'a «pas d'information» sur son éventuelle arrivée dans l'hexagone.
19h05. Mohammed Gannouchi, qui assure qu'il respectera la Constitution, restera président par intérim jusqu'à des élections anticipées. «J'appelle les Tunisiens toutes sensibilités politiques et régionales confondues à faire preuve de patriotisme et d'unité», a-t-il déclaré solennellement.
19h. Air France annule tous ses vols, selon son site. Le voyagiste Thomas Cook France a annoncé vendredi soir qu'il annulait les départs de ses clients vers la Tunisie jusqu'à lundi inclus, «dans un premier temps», a indiqué une porte-parole à l'AFP. Le rapatriement de 600 touristes a été suspendue en raison du couvre-feu instauré dans le pays.
18h45. Mohammed Ghannouchi, l'ancien Premier ministre de Ben Ali, annonce à la télévision publique qu'il assume par intérim les fonctions de président, comme le prévoit la constitution tunisienne en cas de vacances du pouvoir. Il se dit prêt à «à travailler avec tous les partis et toutes les composantes de la société civile.»
«Conformément à l'article 56 de la Constitution, j'assume à partir de cet instant la charge de président par intérim», a annoncé Mohammed Ghannouchi, 69 ans. Le nouveau président, filmé dans la palais présidentiel de Carthage, a lu debout sa déclaration entouré par le président de la chambre des députés, Fouad Mebazaa et celui de la chambre des conseillers (sénat), Abdallah Kallal.
18h35. Le président Ben Ali a quitté la Tunisie, selon des sources proches du gouvernement.
18h33. BFM TV, reprenant une information de la chaîne Al Jazeera, indique que Ben Ali aurait quitté le pays. Fouad Mebazaâ, le président du Parlement, prendrait le pouvoir avec l'armée.
18h30. Sur Twitter, de nombreux internautes tunisiens assurent que l'annonce à venir concernerait un coup d'Etat par les militaires. Une information impossible à confirmer ou à infirmer pour l'instant.
18h10. La télévision publique tunisienne a indiqué vendredi qu'une «annonce très importante pour le peuple tunisien sera faite sous peu», alors que le pays connaît une profonde crise politique sur fond d'émeutes.
18 heures. De Paris, les principaux partis d'opposition demandent le départ de Ben Ali.
18 heures. L'agence de notation Fitch Ratings a par ailleurs annoncé qu'elle envisageait d'abaisser la note de la dette à long terme de la Tunisie (actuellement fixée à «BBB») au vu des troubles sociaux qui, s'ils se prolongeaient, pourraient avoir des «conséquences négatives» sur l'économie du pays.
17h45. «Je peux confirmer que l'armée est à l'aéroport. Les blindés encerclent le site de l'aéroport», déclare une source aéroportuaire interrogée sur des rumeurs sur le départ précipité de proches du président Zine El Abidine Ben Ali. «Je n'ai pas d'information sur ça mais une personne s'est introduite par la clôture sur le tarmac et une alerte a été donnée», a-t-elle ajouté.
Un important convoi officiel, composé d'une dizaine de véhicules aux vitres teintées a quitté en trombe le Palais de Carthage, dans la banlieue nord de Tunis, aux alentours de 16h50 en direction de l'aéroport de Tunis-Carthage, selon un journaliste tunisien témoin de la scène, cité par le Monde.fr.
Un peu plus tôt dans l'après-midi, deux avions Falcon blancs s'étaient envolés de ce même aéroport de Tunis-Carthage, l'un vers 13H40, l'autre vers 13H50.
Un vol d'Air France en partance de Paris a regagné la capitale française en raison de cette fermeture, selon un journaliste de l'AFP qui se trouvait à bord.
17h36. Le chef du Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT, interdit), Hamma Hammami, interpellé mercredi à son domicile, près de Tunis, a été libéré, a annoncé vendredi à Paris le PCOT.
17h30. L'armée a pris vendredi en fin d'après-midi le contrôle l'aéroport international de Tunis Carthage alors que l'espace aérien a été fermé, a indiqué à l'AFP une source aéroportuaire.
17h20. Le ministère des Affaires étrangères, dans une actualisation vendredi de son site internet, conseille «vivement» aux personnes se rendant en Tunisie «de différer tout voyage qui n'aurait pas un caractère d'urgence» dans ce pays. En rappelant l'existence d'un couvre-feu, le ministère conseille aussi aux Français séjournant en Tunisie de suivre «les consignes de sécurité données par les forces de l’ordre», d'«éviter formellement les attroupements, en toute circonstance», et, «en cas de détonation, de ne jamais s'approcher des fenêtres».
17h. Le gouvernement tunisien a annoncé avoir décrété l'état d'urgence dans l'ensemble du pays avec un couvre-feu de 18h à 06h du matin, l'interdiction des rassemblements sur la voie publique et l'autorisation donnée à l'armée et à la police de tirer sur tout «suspect» refusant d'obéir aux ordres.
16h50. De violents heurts opposent des groupes de manifestants et des policiers anti-émeutes. Un policier a tiré à bout portant sur Lucas Mebrouk Doleca, un photographe français de 32 ans travaillant pour l'agence EPA. Atteint à la tête par un tir de gaz lacrimogène, il a commencé à saigner avant d'être évacué vers un hôpital, a rapporté un photographe de l'AFP.
16h45. Une banque, aux abords de la gare, est en train d'être saccagée, selon l'un de nos envoyés spéciaux à Tunis. Depuis la dispersion des manifestants, vers 14h30, l'ambiance est désormais tendue aux abords du centre ville.
16h40. La baisse des prix de produits et de services de première nécessité promise jeudi par le président Ben Ali a été suivie vendredi par la publication d'une liste de 19 de ces produits qui vont du pain au sucre en passant par le gaz à usage domestique dont les prix ont été révisés à la baisse.
16h35. Le voyagiste Thomas Cook a annoncé qu'il comptait rapatrier dès ce vendredi de Tunisie 1800 touristes britanniques et irlandais, «en raison des troubles politiques actuels et des manifestations en Tunisie». Son concurrent TUI Travel annulait des départs de Grande-Bretagne sans organiser pour autant de rapatriement systématique.
16h25. Des groupes se sont reformés sur l'Avenue de Paris, adjacente à l'avenue Bourguiba et des policiers les pourchassent à coup de grenades lacrymogènes. Des manifestants réfugiés dans les immeubles lancent des pierres et de briques en direction des forces de l'ordre, selon une correspondante de l'AFP alors qu'un hélicoptère de l'armée survole la capitale.
16h10. Le président Ben Ali annonce que le gouvernement est limogé et que des législatives anticipées auront lieu dans six mois, selon l'agence officielle TAP. Mohammed Ghannouci, le Premier ministre tunisien a indiqué que le président Ben Ali a décidé «dans le cadre de mesures (d'apaisement) annoncées jeudi, de limoger le gouvernement et d'appeler à des élections législatives anticipées dans six mois». Il a ajouté avoir été chargé de former le nouveau gouvernement.
16h05. Dans le centre ville, les manifestants ont été dispersés par la police. Devant la gare de Tunis, où près de 2000 personnes sont rassemblées, on assiste à de nouvelle scènes de fraternisation entre militaires et certains manifestants.
16h. Olivier Besancenot demande à Michèle Alliot-Marie «de s'excuser ou de démissionner» et au «gouvernement français de cesser de soutenir le dictateur en place». Dans un communiqué, le porte-parole du Nouveau Parti-Anticapitaliste (NPA) estime que la ministre des affaires étrangères, a tenu, le 12 janvier à l'Assemblée, «des propos scandaleux et inadmissibles, en proposant au dictateur Ben Ali le savoir-faire de la police française pour régler les situations sécuritaires».
15h45. Des blindés de l'armée se sont rapidement déployés devant le ministère de l'Intérieur, alors que des unités anti-émeutes pourchassent des jeunes manifestants dans les escaliers d'immeubles résidentiels et dans un centre commercial, où ils se sont repliés. L'avenue Bourguiba est quasiment déserte.
15h35. L'Allemagne appelle à son tour la Tunisie à des réformes durables et solides. «Nous avons suivi avec intérêt les annonces du président Ben Ali. Il est important que ces annonces soient suivies d'un changement concret et qu'elles débouchent sur un processus de réformes durables et solides», a indiqué un porte-parole du ministère des Affaires étrangères allemand.
15h20. Des sources médicales annoncent la mort de 13 personnes jeudi soir à Tunis et sa banlieue. «Les corps de trois personnes atteintes par balles ont été transportés à l'hopital du Kram, près de Tunis, et dix autres ont été emmenés à l'hôpital Charles Nicole à Tunis». Sous l'action des forces de l'ordre, le centre de Tunis se vide de la foule et l'avenue Bourguiba reste irrespirable à cause des gaz lacrymogènes. Quelques manifestants lancent des pierres et des chaises et des parasols des terrasses de cafés en direction des policiers.
14h50. «Les policiers reprennent possession du centre ville», constate un des deux reporters du Parisien. Des matraquages en règle se déroulent sans que les manifestants évalués à 10 ou 15 000 ne répliquent pour le moment. «Les forces de l'ordre repoussent tout le monde hors du centre ville en remontant l'avenue et les rues adjaçantes et en tirant des gaz lacrymogènes».
14h45. La police a procédé à la dispersion des manifestants disposés devant le ministère depuis 10 heures du matin, constate l'un des deux envoyés spéciaux du Parisien. Aux tirs disparates de gaz lacrymogènes ont succédé «des tirs tendus» en direction des manifestants.
14h40. Le cordon policier disposé devant le ministère de l'Intérieur à Tunis a dû tirer des gaz lacrymogènes pour contenir la foule massée devant l'édifice, nous rapporte l'un de deux envoyés spéciaux du Parisien. «Les policiers ont été débordés par la foule et des manifestants sont parvenus à escalader la façade du bâtiment pour s'accrocher aux grillages protégeant les fenêtres.
14h02. Le porte-parole du tour-opérateur Thomas Cook France déclare n'avoir «pour l'instant aucun plan de rapatriement de prévu». La filiale allemande du voyagiste britannique avait annoncé un peu plus tôt le rapatriement de 2 000 touristes allemands. La Tunisie est la deuxième destination touristique étrangère des Français derrière l'Espagne.
Source : leparisien
jeudi 13 janvier 2011
Violences en Tunisie
Le President Ben Ali Confronté aux émeutes a laissé entendre jeudi soir qu'il ne souhaitait pas un nouveau mandat, refusant que la limite d'âge pour être candidat à la présidentielle - 75 ans, alors qu'il en a 74 - soit touchée.
Le président tunisien BEN ALI a de nouveau tenté jeudi d'apaiser les émeutiers. Quitte, pour cela, à faire une annonce inattendue. Zine el Abidine ben Ali, qui dirige le pays depuis 1987, a ainsi laissé entendre qu'il ne briguerait pas de nouveau mandat en 2014. Il a également demandé aux forces de l'ordre de ne plus faire usage d'armes à feu contre les manifestants, alors que le pays recense au moins 23 morts depuis le début du mouvement de contestation mi-décembre.
«J'ai dit en 1987 qu'il n'y aurait pas de présidences à vie. Je le répète à présent: pas de présidences à vie.
Je refuse de toucher à la Constitution, je ne changerai pas l'âge inscrit dans la Constitution (75 ans ndlr)», a déclaré Ben Ali dans un discours télévisé, le troisième depuis les premiers troubles le 17 décembre.
Le chef d'Etat affiche 74 ans et l'on s'attendait à ce qu'il modifie la Constitution sur ce point. Autre nouveauté, le président tunisien s'est exprimé en arabe dialectal -langue parlée au quotidien - et non en arabe littéraire, la langue des élites.
«Je vous ai compris»
Outre l'arrêt de l'usage d'armes à feu contre les manifestants, Ben Ali a également promis une plus grande liberté d'information : «J'ai décidé d'une totale liberté de la presse et de l'arrêt des fermetures de sites internet», a-t-il annoncé, affirmant aux Tunisiens : «Je vous compris». Le président a poursuivi son discours sur un ton inhabituel, affirmant avoir été «trompé» sur l'analyse de la crise sociale qui agite son pays.
«La situation aujourd'hui nécessite un profond changement et de travailler main dans la main (le pouvoir et les opposants) pour le bien du pays, a-t-il déclaré.
Je réaffirme ici que j'ai l'intention d'approfondir la pratique démocratique et de revitaliser le pluralisme».
Le chef de l'Etat a enfin ordonné une baisse des prix du pain, du lait et du sucre, la cherté des matières premières étant l'un des motifs de mécontentement des contestataires.
La FIDH recense 66 morts
Lors d'un précédent discours, Ben Ali avait déjà promis la création de «300.000 emplois» d'ici 2012, en plus des 50.000 annoncés par le patronat, pour offrir un travail à «tous les diplômés du supérieur dont la durée de chômage aura dépassé les deux ans». Il a également limogé le ministre de l'Intérieur.
La Tunisie est secouée par les émeutes depuis le 17 décembre, lorsqu'un vendeur ambulant de Sidi Bouzid (centre), diplômé mais au chômage, s'est immolé par le feu, désespéré de voir sa marchandise confisquée par la police. Mort de ses blessures quelques semaines plus tard, il est devenu le symbole du mal-être de la jeunesse tunisienne, accablée par la cherté de la vie et le chômage, y compris de diplômés.
Le mouvement s'est propagé à plusieurs régions du pays,atteignant mercredi le centre de Tunis.
Les affrontements avec les forces de l'ordre auraient fait 23 morts selon le gouvernement, mais des témoins et les syndicats évoquent au moins une cinquantaine de morts. La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) recensait pour sa part jeudi 66 morts : sept suicides et 59 personnes tuées lors de manifestations, «la plupart» par balles.
Source : Le figaro
Le président tunisien BEN ALI a de nouveau tenté jeudi d'apaiser les émeutiers. Quitte, pour cela, à faire une annonce inattendue. Zine el Abidine ben Ali, qui dirige le pays depuis 1987, a ainsi laissé entendre qu'il ne briguerait pas de nouveau mandat en 2014. Il a également demandé aux forces de l'ordre de ne plus faire usage d'armes à feu contre les manifestants, alors que le pays recense au moins 23 morts depuis le début du mouvement de contestation mi-décembre.
«J'ai dit en 1987 qu'il n'y aurait pas de présidences à vie. Je le répète à présent: pas de présidences à vie.
Je refuse de toucher à la Constitution, je ne changerai pas l'âge inscrit dans la Constitution (75 ans ndlr)», a déclaré Ben Ali dans un discours télévisé, le troisième depuis les premiers troubles le 17 décembre.
Le chef d'Etat affiche 74 ans et l'on s'attendait à ce qu'il modifie la Constitution sur ce point. Autre nouveauté, le président tunisien s'est exprimé en arabe dialectal -langue parlée au quotidien - et non en arabe littéraire, la langue des élites.
«Je vous ai compris»
Outre l'arrêt de l'usage d'armes à feu contre les manifestants, Ben Ali a également promis une plus grande liberté d'information : «J'ai décidé d'une totale liberté de la presse et de l'arrêt des fermetures de sites internet», a-t-il annoncé, affirmant aux Tunisiens : «Je vous compris». Le président a poursuivi son discours sur un ton inhabituel, affirmant avoir été «trompé» sur l'analyse de la crise sociale qui agite son pays.
«La situation aujourd'hui nécessite un profond changement et de travailler main dans la main (le pouvoir et les opposants) pour le bien du pays, a-t-il déclaré.
Je réaffirme ici que j'ai l'intention d'approfondir la pratique démocratique et de revitaliser le pluralisme».
Le chef de l'Etat a enfin ordonné une baisse des prix du pain, du lait et du sucre, la cherté des matières premières étant l'un des motifs de mécontentement des contestataires.
La FIDH recense 66 morts
Lors d'un précédent discours, Ben Ali avait déjà promis la création de «300.000 emplois» d'ici 2012, en plus des 50.000 annoncés par le patronat, pour offrir un travail à «tous les diplômés du supérieur dont la durée de chômage aura dépassé les deux ans». Il a également limogé le ministre de l'Intérieur.
La Tunisie est secouée par les émeutes depuis le 17 décembre, lorsqu'un vendeur ambulant de Sidi Bouzid (centre), diplômé mais au chômage, s'est immolé par le feu, désespéré de voir sa marchandise confisquée par la police. Mort de ses blessures quelques semaines plus tard, il est devenu le symbole du mal-être de la jeunesse tunisienne, accablée par la cherté de la vie et le chômage, y compris de diplômés.
Le mouvement s'est propagé à plusieurs régions du pays,atteignant mercredi le centre de Tunis.
Les affrontements avec les forces de l'ordre auraient fait 23 morts selon le gouvernement, mais des témoins et les syndicats évoquent au moins une cinquantaine de morts. La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) recensait pour sa part jeudi 66 morts : sept suicides et 59 personnes tuées lors de manifestations, «la plupart» par balles.
Source : Le figaro
lundi 31 mai 2010
Mickael vendetta sur TF1
On va bientôt revoir Michael Vendetta.
Après ses sorties en boites, son séjour en Tunisie ou il a rencontré la belle Sheryfa Luna Il revient enfin sur la chaine de TF1.
C'est une nouvelle exclusive sur le blog de Jean Marc Morandini qui va sans aucun doute déclencher de nombreuses réactions sur le net et dans la presse.
Selon les informations en exclusivité , Mickaël Vendetta sera très bientôt l'invité de l'émission "7 à 8" sur TF1 et il aura même droit au portrait de Thierry Demaizières.
Ce long entretien sera tourné jeudi prochain pour une diffusion le 20 juin prochain.
C'est une vraie reconnaissance pour le jeune homme qui se voit ainsi accorder la même importance que de grandes stars qui étaient auparavant, tout comme lui, invitées pour ce portrait dans l'émission d'information du week-end de TF1.

Après ses sorties en boites, son séjour en Tunisie ou il a rencontré la belle Sheryfa Luna Il revient enfin sur la chaine de TF1.
C'est une nouvelle exclusive sur le blog de Jean Marc Morandini qui va sans aucun doute déclencher de nombreuses réactions sur le net et dans la presse.
Selon les informations en exclusivité , Mickaël Vendetta sera très bientôt l'invité de l'émission "7 à 8" sur TF1 et il aura même droit au portrait de Thierry Demaizières.
Ce long entretien sera tourné jeudi prochain pour une diffusion le 20 juin prochain.
C'est une vraie reconnaissance pour le jeune homme qui se voit ainsi accorder la même importance que de grandes stars qui étaient auparavant, tout comme lui, invitées pour ce portrait dans l'émission d'information du week-end de TF1.
Libellés :
"7 à 8",
Jean Marc Morandini,
Sheryfa Luna,
TF1,
Tunisie
jeudi 20 mai 2010
Gilbert Zitoun le peintre
Gilbert Zitoun est un peintre tout a fait a l'air du temps.
Gilbert Zitoun est né en Tunisie,.
Il a a passé son enfance du coté de Mutuelleville, quartier huppé situé sur une colline, qui a abrite de nombreuses résidences d'ambassadeurs et espaces verts (dont le parc du Belvédère situé au sud-ouest du quartier).
Sa passion c'est le paysagisme abstrait
Dans ces toiles on peut toujours apercevoir une image malgré l'abstrait dont il est le Maître Inconteste.
Gilbert Zitoun n'est pas l'unique enfant peintre de la lignée des ZITOUN, il a eu un frère qui est décédé il y a plus de quatre ans qui était également un peintre hors pair.
William Zitoun.
Ses peintures favorites étaient de peindre les nus et les paysages, et un seul tableau religieux je dis bien un seul tableau religieux;
Gilbert Zitoun a retrouvé la Tunisie, après un voyage dur pour l'affection qu'il a voue a ce pays et délicat à la fois avec les couleurs et les formes.
Gilbert Zitoun a retrouve la terre de la Tunisie.
Le voilà du nouveau en Tunisie cherchant à réchauffer son cœur et à nourrir son esprit et ses rêves de couleurs chaudes.
Les arcades, les terrasses, le mouvement de la mer le souvenir du parcours de Gilbert Zitoun avec les tons et les volumes et la grace.
Une palette généreuse et gracieuse esquisse l’univers de Zitoun où la maîtrise des techniques se croise avec l’émotion sur toutes les toiles sans exception.
Gilbert Zitoun professeur à l’Institut supérieur de Beaux-Arts à Tunis et à Paris.
C’est à partir d’aujourd’hui qu’il expose ses toiles au Complexe culturel Néapolis à Nabeul. Gilbert Zitoun et la direction de cet espace culturel ont décidé à cette occasion de consacrer 5% des recettes à la caisse nationale de solidarité sociale.
Pourquoi pas, Gilbert Zitoun est un homme extremement généreux par ses couleurs, et par son coeur
Gilbert Zitoun est né en Tunisie,.
Il a a passé son enfance du coté de Mutuelleville, quartier huppé situé sur une colline, qui a abrite de nombreuses résidences d'ambassadeurs et espaces verts (dont le parc du Belvédère situé au sud-ouest du quartier).
Sa passion c'est le paysagisme abstrait
Dans ces toiles on peut toujours apercevoir une image malgré l'abstrait dont il est le Maître Inconteste.
Gilbert Zitoun n'est pas l'unique enfant peintre de la lignée des ZITOUN, il a eu un frère qui est décédé il y a plus de quatre ans qui était également un peintre hors pair.
William Zitoun.
Ses peintures favorites étaient de peindre les nus et les paysages, et un seul tableau religieux je dis bien un seul tableau religieux;
Gilbert Zitoun a retrouvé la Tunisie, après un voyage dur pour l'affection qu'il a voue a ce pays et délicat à la fois avec les couleurs et les formes.
Gilbert Zitoun a retrouve la terre de la Tunisie.
Le voilà du nouveau en Tunisie cherchant à réchauffer son cœur et à nourrir son esprit et ses rêves de couleurs chaudes.
Les arcades, les terrasses, le mouvement de la mer le souvenir du parcours de Gilbert Zitoun avec les tons et les volumes et la grace.
Une palette généreuse et gracieuse esquisse l’univers de Zitoun où la maîtrise des techniques se croise avec l’émotion sur toutes les toiles sans exception.
Gilbert Zitoun professeur à l’Institut supérieur de Beaux-Arts à Tunis et à Paris.
C’est à partir d’aujourd’hui qu’il expose ses toiles au Complexe culturel Néapolis à Nabeul. Gilbert Zitoun et la direction de cet espace culturel ont décidé à cette occasion de consacrer 5% des recettes à la caisse nationale de solidarité sociale.
Pourquoi pas, Gilbert Zitoun est un homme extremement généreux par ses couleurs, et par son coeur
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